Le maxidiscompte poursuit en France son ascension régulière. Selon l’étude récente Référenseigne 2004 (TNS Secodip), les enseignes à bas prix (Aldi, Lidl, Ed, Leader Price...) captaient fin juin 12,7 % des dépenses alimentaires des ménages français. Ces magasins enregistrent une hausse de 0,6 point, réalisée au détriment des hypermarchés et supermarchés traditionnels. Entre juin 2003 et juin 2004, le hard-discount a séduit 750.000 foyers supplémentaires.
Il accueille désormais près des deux tiers des Français, avec un taux de pénétration de 66,2 % (+3 points en un an), dû en partie à une augmentation des ouvertures. Dans les chaînes d’hypermarchés et de supermarchés traditionnels, seuls Leclerc et Système U sont en progression, avec une part de marché respectivement accrue de 0,6 point, à 17,7 %. et de 0,4 point, à 8 %. Grâce à un gros effort sur leurs prix, les supermarchés Champion (groupe Carrefour) sont aussi en légère hausse (+0,1 point à 7,8 %). Les autres enseignes d’hypers et de supermarchés souffrent en revanche toutes de la concurrence du maxidiscompte : Carrefour perd 0,6 point, à 13,3 %, Intermarché 0,5 pt à 11,2 %, Auchan 0,1 pt à 10,2 %, Cora 0,1 pt à 3 % et Casino 0,2 pt à 1,6 %. Atac, Géant, Monoprix et Franprix restent stables.
Le secteur qui tire en revanche les hypermarchés classiques est celui des produits « premiers prix ».
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Ils voient leur part de marché en valeur progresser globalement, à 6,7 % contre 5,7 % un an plus tôt. Toutes les enseignes voient croître ce segment, qui ne leur apporte que de faibles marges : +0,3 pt chez Leclerc, à 5,5 %, +0,6 pt chez Auchan à 3,5 %, +2,6 points chez Carrefour à 3 %.
Les hypermarchés ont tous aussi renforcé leurs marques de distributeurs. Ces marques propres représentent aujourd’hui 27,2 % des ventes contre 26,1 % un an plus tôt.