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Pomme de terre Le Haut conseil des biotechnologies va pouvoir travailler sur Amflora

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Le HCB a reçu la saisine des ministères de l’Environnement et de l’Alimentation concernant la pomme de terre transgénique Amflora. Il devrait rendre son avis fin juin ou début juillet.

Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) va pouvoir s’attaquer au dossier. Il a désormais reçu la saisine des ministères de l’Environnement et de l’Agriculture à propos de la pomme de terre OGM Amflora. Celle-ci a pris un peu de retard. Le 3 mars, au lendemain de l’autorisation délivrée par Bruxelles de cultiver ce légume enrichi en amylopectine destiné à l’industrie, les ministères de l’Alimentation et de l’Environnement avaient annoncé le recours quasi immédiat à l’avis du HCB. Mais il leur a finalement fallu un peu de temps pour solliciter l’organisme. Celui-ci devrait rendre son verdict fin juin voire début juillet. Le motif de la saisine n’est pas encore tout à fait clair. Il pourrait, entre autres, s’agir pour le HCB d’établir les règles de cohabitation entre Amflora et les variétés traditionnelles.

Une variété qui ne sera pas commercialisée en France
Auditionné par les groupes d’études fruits et légumes et industrie textile de l’Assemblée nationale le 7 avril, Jean-Marc Petat, directeur environnement de BASF, a pourtant rappelé l’absence de volonté du groupe de commercialiser cette variété dans l’Hexagone. « Amflora ne sera jamais produite en France », a-t-il souligné en marge de l’audition. Mais pour Frédéric Jacquemart, membre du HCB et de France nature environnement, de tels propos n’ont pas de valeur juridique : « A partir du moment où la variété est autorisée dans l’Union, vous pouvez très bien la semer sur votre exploitation », observe-t-il. Ce qui pourrait s’avérer d’autant plus envisageable que BASF annonce un gain de 300 euros/t pour la filière avec cette variété. Réfléchir aux conséquences de la mise en culture aurait donc un intérêt. Le fabricant allemand conserve de toute façon dans sa manche deux autres variétés encore en examen, l’une résistante au mildiou, l’autre également enrichie en amidon. La question de la cohabitation entre pommes de terre conventionnelles et transgéniques n’a donc probablement pas finie d’être posée dans les années à venir.

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