Le Consortium du jambon de Bayonne a présenté sa démarche de responsabilité sociétale (RSE), récemment validée, lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture le 25 février. Un plan qui permet de valoriser les initiatives vertueuses des entreprises de la filière dans de nombreux domaines : environnement, bien-être animal, gouvernance, etc.
L’objectif annoncé au Salon : labelliser « 90 % des entreprises adhérentes d’ici trois ans », soit une trentaine de sociétés, a indiqué Pierre Harambat, éleveur et président du Consortium (l’organisme de défense et de gestion, ODG, de l’IGP Jambon de Bayonne). « Pour résister à certaines pressions sociétales, il faut démontrer ce que nous faisons », a-t-il expliqué, rappelant que la démarche est certifiée par l’Afnor.
Dans son communiqué, l’ODG affirme être la « seule organisation collective agroalimentaire à mener une démarche RSE à l’échelle d’une filière ». Initiée en 2018, la démarche concerne tous les maillons de la filière : fabricants d’aliments pour animaux, éleveurs, abatteurs, salaisonniers… jusqu’aux fabricants de sel. « Quand nous avons démarré les travaux, nous nous sommes rendu compte que nous avions des prédispositions », raconte M. Harambat. Côté aménagement du territoire, 72 % des jambons sont produits dans des communes classées en Zones de revitalisation rurale.
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Autres exemples mis en avant par le Consortium : la filière soja locale Sojalim pour l’alimentation des animaux (lancée en 2017 par Avril et Euralis). Ou encore la suppression du salpêtre (conservateur) dans les jambons, pratiquée pour « 60 % des jambons », selon le président.
Le Consortium lui-même a décroché la certification RSE (Iso 26000) en décembre 2019 et deux entreprises sont en passe de l’obtenir. Chaque acteur de la filière doit en faire la démarche individuellement en se basant sur un référentiel commun finalisé le 21 février. D’après M. Harambat, « Aoste est sur le coup et la plupart des salaisonniers vont basculer en 2020. »
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