Abonné

Politique agricole Le Kazakhstan doit encore se moderniser, selon l’OCDE

- - 3 min

Le Kazakhstan, 6e exportateur mondial de blé en 2012, doit investir dans les infrastructures de transport et de stockage ainsi que dans la recherche, estime l’OCDE qui s’est penchée, dans un rapport publié le 29 mai, sur la politique agricole de ce pays de la mer Noire. Le secteur des céréales mais aussi du lait et de la viande y gagneraient en compétitivité.

Le Kazakhstan doit « accroître les investissements dans les infrastructures de transport, la recherche agricole et les systèmes de sécurité alimentaire » afin de stimuler la compétitivité de son secteur agricole sur le long terme, estime l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques qui réunit les principaux pays développés) dans un rapport publié le 29 avril. Depuis deux décennies, l’agriculture kazakhe est passée d’un système d’économie planifiée à une économie de marché et a réussi à partir du début des années 2000, à faire augmenter le volume global des échanges de produits alimentaires, salue l’organisation qui émet une série de recommandations pour « tirer pleinement parti du vaste potentiel agricole » du pays, 6e exportateur mondial de blé en 2012 (avec 23 millions de tonnes produites).

82% de soutiens couplés

L’OCDE pointe notamment les « carences des filières d’approvisionnement » dont un réseau routier rural insuffisant et des difficultés d’accès aux installations portuaires de la mer Caspienne. Ce qui augmente les coûts de production et freine le développement de l’agriculture. Par exemple, dans les secteurs de la viande et des produits laitiers, le manque de moyens modernes de stockage et de transports frigorifiques empêche la vente au-delà du marché local. Autre nécessité : « réformer les organismes d’Etat en charge de l’agriculture qui, de par leurs activités commerciales et la position dominante qu’ils occupent sur le marché, évincent les entreprises privées et gênent le développement de marchés concurrentiels ». Enfin le rapport souligne qu’il faudrait aider les agriculteurs à gérer les risques, et renforcer les mesures susceptibles de les inciter à privilégier une utilisation durable des ressources agricoles.
Au cours de la période 2009-2011, les aides publiques à l’agriculture au Kazakhstan se sont élevées à 1,36 milliard de dollars, soit en moyenne 11 % des recettes brutes des agriculteurs. Mais 82% de ces aides sont liées à la production et aux prix qui « déconnectent » les agriculteurs des marchés et « faussent » leurs décisions. L’OCDE estime qu’il vaudrait mieux réorienter ces subventions vers « le renforcement de la productivité, la compétitivité et la durabilité des exploitations ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.