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Le kombucha My-Me se pose en alternative aux sodas

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Moins sucré qu’un soda, local, fermenté et bio : le kombucha se fait une place parmi les boissons rafraîchissantes. Parmi les initiatives lancées récemment, la jeune marque My-Me veut se différencier par un goût fermenté moins affirmé pour plaire aux amateurs de sodas.

Et si le kombucha arrivait à se faire une place parmi les alternatives aux sodas, dont certains consommateurs se détournent en raison de leur taux de sucre trop élevé ou de leurs ingrédients qu’ils jugent suspects ? C’est le pari que font aujourd’hui de nombreux créateurs de boissons, notamment en remettant au goût du jour d’anciennes recettes. « Je suis parti du savoir-faire de ma grand-mère russe qui faisait son propre thé fermenté, mais en l’adaptant : ainsi deux recettes sont nées, l’une gingembre et au citron vert, l’autre à l’hibiscus et à la framboise », explique Grégoire Chevallier, le fondateur de la marque et de la société Vitalix Evolution. Après avoir mis au point les recettes dans son atelier près de Saint-Quentin (Aisne) et trouvé les ingrédients, le jeune entrepreneur s’est rapproché d’un façonnier normand pour fabriquer et mettre en bouteille ses produits.

Thé fermenté et jus de fruit

Pour répondre aux tendances actuelles, les produits sont certifiés biologiques, sans additifs, à partir de thé fermenté et de jus de fruits (sauf pour l’hibiscus confectionné à partir des fleurs) et « 50 % moins sucrés que les sodas traditionnels », affirme la marque. Les boissons sont conditionnées en bouteilles en verre et pasteurisées.

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Mise sur le marché en février, la première production s’écoule actuellement au rythme de 2 000 bouteilles par mois. La marque est présente dans les magasins de distribution spécialisée biologique (environ 2,80 euros la bouteille) et en CHR (environ 4,50 euros la bouteille). Sans se fixer d’objectif à très court terme, Grégoire Chevallier vise une production annuelle d’un million de bouteilles d’ici à deux ans.

Pour ce lancement, Grégoire Chevallier a mobilisé plusieurs sources de financement (un apport personnel, un emprunt bancaire, un prêt d’honneur d’Aisne Initiative et une subvention de Bpifrance) pour un total d’environ 40 000 euros. Le fondateur, majoritaire au capital, privilégie pour l’instant la croissance organique mais réfléchit toutefois à lever des fonds auprès de partenaires ou à souscrire un nouveau prêt d’honneur.