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Lait de consommation/Conjoncture Le lait de consommation continue de décliner

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Face à l’érosion du marché du lait de consommation, Syndilait veut un plan d’action pour relancer un produit à l’ image plutôt positive. En attendant, le lait bio constitue le seul véritable levier de croissance.

L’assemblée générale de Syndilait, le 2 mai, a été l’occasion de dresser le bilan annuel du marché du lait de consommation. Comme les années précédentes, il décline, ce qui n’est pas sans préoccuper les industriels. « Les tours de séchage sont saturées et des capacités de production de lait de consommation sont disponibles, rappelle Michel Roche, secrétaire général du Syndilait. Il y a donc un risque de voir les prix du lait de consommation baisser, alors que le prix payé aux éleveurs est haut. L’ère des quotas est révolue, il faudrait plutôt trouver un système d’autorégulation. »

Lutter contre la déconsommation
Syndilait mène donc des études en partenariat avec le Cniel pour comprendre quelles sont les raisons de la déconsommation et établir un plan d’action. Le syndicat veut croire que l’action collective peut être efficace. Il avait ainsi invité un représentant de la filière laitière britannique, qui a témoigné du retour à la hausse du marché au Royaume-Uni, après des années de baisse en raison notamment de la disparition progressive de la livraison à domicile, et ce alors même que le niveau de consommation par habitant reste très haut (deux fois le niveau de la France). L’image du lait est plutôt positive en France, ce qui constitue une bonne base de départ. Mais c’est un produit réservé à l’intérieur, qui souffre des nouvelles pratiques de consommation. Pour Michel Roche, un levier pourrait être d’en faire une boisson à part entière. Le lancement de bouteilles de 250 ml de lait aromatisé Mars ou Bounty va dans ce sens.

Seul le lait bio progresse
Au cœur de la décroissance du marché, on trouve le lait demi-écrémé standard. Poids lourd du marché avec 72,5 % des ventes, il voit ses volumes s’éroder chaque année. Depuis 2008, la consommation a baissé de 1 Md l, pour s’établir à 20 Mds l en 2011. Sur l’ensemble du marché en GMS, les volumes ont décru de 2,3 % en 2011, pour une augmentation en valeur de 0,9 %, nourrie par une augmentation du prix moyen de vente au consommateur de 3,3 % (source : Iri). Le lait frais (- 3,8 %) et les laits spécifiques (- 4,4 %) enregistrent les plus forts reculs en volumes, tandis que le lait standard UHT (85 % du marché) recule de 1,9 %. Au total, le marché atteint 2,8 Mds pour 2,28 Mds EUR. Seul le lait bio continue à progresser (+6,9 %), même si la croissance se ralentit, et les conversions peuvent laisser espérer que le marché français devienne auto-suffisant. Mais ses volumes (7,7 % de part de marché volume) ne suffisent pas à inverser la tendance du marché. Autre source d’inspiration pour les industriels, le local, qui a vu fleurir nombre d’initiatives.

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