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Lait infantile Le lait néo-zélandais n’était pas contaminé

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Des analyses ont démontré que les lots de lait issus de la coopérative néo-zélandaise Fonterra n’étaient pas contaminés par le botulisme, contrairement à ce qu’avaient révélé des premiers tests début août. De nombreux produits avaient été retirés de la vente, ce qui n’est pas sans conséquence pour les entreprises, notamment le français Danone.

En Chine, les scandales sanitaires se suivent et… ne sont pas toujours réels. Mercredi 28 août, des examens ont révélé que la bactérie qui a contaminé des lots de la coopérative laitière Fonterra, la plus importante de Nouvelle-Zélande, n’était pas la botuline, contrairement à ce qui avait été avancé à la suite de premiers tests. Il s’agit en fait de la clostridium sporogenes, une bactérie sans risque pour la santé. Début août, la coopérative avait annoncé avoir trouvé des toxines botuliques dans certains produits, susceptibles d’entraîner des intoxications alimentaires pouvant provoquer une paralysie, voire la mort. Plusieurs pays, dont la Chine, Singapour, la Malaisie, la Russie et l’Arabie Saoudite, avaient rapidement pris des mesures pour que les lots de produits laitiers susceptibles d’être contaminés soient retirés de la vente, et le responsable de la division produits laitiers Nouvelle-Zélande avait démissionné. Cette défiance envers les produits néo-zélandais avait profité aux laits importés d’Europe.
Les tests erronés ont été réalisés par une agence gouvernementale AgResearch. Une nouvelle batterie d’examens, réalisés dans des laboratoires en Nouvelle-Zélande et à l’étranger, ont tous donné des résultats concordants de clostridium sporogenes.
 
Danone va demander une indemnisation
Le groupe français Danone a annoncé fin août dans un communiqué qu’il « travaille actuellement sur les recours d’indemnisation » après que les ventes de sa division Nutrition infantile en Asie aient été « significativement “impactées” » par les rappels par précaution de certains de ses laits infantiles dont la matière première avait été fournie par Fonterra. « Danone se félicite des résultats de l’enquête des autorités néo-zélandaises visant Fonterra, qui conclut à la parfaite conformité des ingrédients utilisés par Danone », a indiqué le groupe. « Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires de la division sera en recul. Malgré cela, le groupe devrait délivrer une croissance organique d’environ 5% ce trimestre », a fait savoir Pierre-André Térisse, directeur général finances du groupe. « Des plans d’action sont en cours de mise en œuvre pour relancer les ventes dans les marchés concernés. Leur succès permettra à Danone d’atteindre ses objectifs de croissance et de marge pour 2013 », a-t-il assuré. Le groupe, sans donner aucun montant, a ajouté devoir supporter des coûts non courants liés aux procédures de rappel et aux plans de relance des ventes.

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