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Volaille Le leader de la volaille plus optimiste sur ses résultats annuels

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Après un premier semestre meilleur qu’attendu, les dirigeants de LDC ont révisé à la hausse leurs objectifs de résultats pour l’ensemble de l’exercice en cours. Toujours à l’affût d’une opération de croissance externe, le groupe ne cache pas son intérêt pour le segment du végétal.

En dépit d’une consommation toujours atone, LDC a révisé à la hausse ses objectifs pour l’exercice en cours après un premier semestre supérieur aux attentes des dirigeants "dans un contexte de matières premières toujours favorable". Au global, le groupe de volaille a annoncé pour les six premiers mois de son exercice 2016/2017 (clos le 28 février) un résultat opérationnel courant (ROC) de 91 millions d’euros (+8,9 %) pour un chiffre d’affaires de 1,734 milliard d’euros en hausse de 3,2 % (+1,6 % à périmètre et change constants). Les tonnages ont augmenté de 3,6 % (+1,2 %) à 427,4 tonnes. Dans la branche volaille (voir le détail dans le tableau ci-contre), le ROC augmente de 7,6 % par rapport à la même période de l’exercice précédent, "grâce à une stabilité des prix des matières premières alors que nous attendions des hausses", a souligné Denis Lambert, le président de LDC lors d’une conférence de presse le 23 novembre. À noter que LDC poursuivant sa percée dans les produits de découpes et les élaborés, continue de surperformer le marché dans tous les segments en GMS (labels, entiers, découpes et élaborés) avec ses marques Le Gaulois et Maître Coq, affichant une hausse en volume de 2,5 % quand le marché recule de 1,5 %. Avec la société SBV (créée à l’issue du rachat des actifs Sanders du groupe Avril), le groupe compte atteindre ses objectifs de reconquête sur les importations de poulets frais en France, avec six mois d’avance. Dès juin 2017 en effet, LDC devrait arriver à reprendre 20 % du total des importations, soit 300 000 poulets frais par semaine.

Croissance confirmée dans le traiteur

Des éléments favorables dans la volaille qui, ajoutés à la confirmation des bonnes performances de la division traiteur, ont permis de compenser la déception sur le pôle international. En effet, la transformation des activités en Pologne consécutivement au rachat de Drop prend plus de temps que prévu. Une fois terminée cette réorientation vers des produits élaborés à marques, ce pôle devrait afficher une marge opérationnelle courante de l’ordre de 2 à 3 % du chiffre d’affaires (contre un ROC négatif de 3 millions d’euros en 2015). Le traiteur en revanche est à la hauteur des espérances des dirigeants. Ce pôle enregistre une progression sur tous les marchés : le frais (+ 6,6 % en valeur en GMS) et les surgelés (+5 %) et dans toutes les gammes (entrées exotiques, plats cuisinés, tartes salées, pizzas, crêpes et galettes, et pâte à dérouler), sauf dans les sandwichs où le groupe n’est présent que sur « les MDD qui souffrent actuellement », soulignent les dirigeants. La marque Marie continue de tirer les ventes, et la croissance se fait notamment sur les produits de fond de rayon, signe que « le client revient pour la qualité de la marque", note Denis Lambert plutôt satisfait.

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Jamais en panne côté innovations et nouveautés, LDC, s’appuyant sur sa marque Le Gaulois, développe une nouvelle offre de produits travaillés au rayon boucherie, composée de 28 nouvelles références (découpes crues, hachés, snacks…), sachant que ce rayon connaît « une fréquence d’achat 50 % supérieure au rayon volaille », note le groupe. Dans le surgelé, le groupe compte se faire une place sur le haut de gamme avec une offre bio en volaille et lapin sous la marque Maître Coq. En frais enfin, LDC a décidé de relancer le marché de la dinde en s’appuyant sur les qualités nutritionnelles de ce produit. Dans le traiteur, les gammes frais Marie et Traditions d’Asie connaissent aussi de nombreuses nouveautés (burger, bagel, soupe…), alors que Marie propose pour la première fois au rayon surgelé une quiche pâte feuilletée. Le tout s’accompagne d’une hausse des dépenses de communication, qui atteindront 13,7 millions d’euros en 2017 (après 12,8 millions en 2016) mais aussi des investissements qui, programmés à 180 millions cette année, seront « sans doute proches de ce niveau l’an prochain », selon Denis Lambert.

Prêt pour la croissance externe

LDC continue d’afficher une structure financière solide sur le semestre écoulé, avec une trésorerie nette de 157 millions d’euros. S’il fonde assez peu d’espoir sur le succès de son offre de reprise de l’activité saucisses de Tilly Sabco (qui aurait intéressé LDC pour l’export en Afrique), d’autres offres plus intéressantes ayant été déposées depuis, le groupe reste toujours à l’affût d’une opération de croissance externe. Ne souhaitant ni aller dans un pays qu’il ne connaît pas, ni racheter une entreprise en redressement (excluant du coup un quelconque intérêt pour Duc), Denis Lambert n’a en revanche pas caché son intérêt pour le végétal. « Si nous trouvons une bonne opportunité dans le végétal, pourquoi pas ? », a-t-il ainsi lancé, laissant également entendre qu’il pourrait « donner plus de moyens humains sur l’international », de manière à faire « bouger les choses ».

Le groupe, qui précise aborder le second semestre dans un contexte marqué par l’ouverture des négociations commerciales avec la distribution où « des efforts sont attendus sur les prix pour soutenir l’activité " et la tension accrue sur les matières premières, reste néanmoins confiant. LDC se fixe pour l’ensemble de l’exercice en cours « un objectif de ROC en progression de l’ordre de 5 % conditionné à la réussite des fêtes de fin d’année et à l’évolution du prix des matières premières ».