Abonné

Le libre-échange avec l’Afrique australe inquiète dans l’UE

- - 3 min

Les organisations agricoles de l’UE s’inquiètent des conséquences de l’accord de libre-échange entre l’Union et l’Afrique australe sur les producteurs européens de sucre, d’éthanol et d’oranges.

Le Parlement européen a approuvé le 14 septembre l’accord de partenariat entre l’UE et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) qui, signé en juin dernier, offre un accès en franchise au marché communautaire pour les produits provenant de la Namibie, du Mozambique, du Botswana, du Swaziland et du Lesotho, ainsi qu’un accès amélioré pour ceux issus de l’Afrique du Sud (1). Les organisations et coopératives agricoles de l’Union (Copa-Cogeca) redoutent les effets de ces concessions sur les secteurs européens du sucre, de l’éthanol et des oranges.

L’accord entrera en vigueur une fois que le Conseil des Vingt-huit l’aura formellement approuvé et que les parlements nationaux des six États africains l’auront ratifié.

Sucre, éthanol et oranges

La SADC bénéficie, au titre de l’accord, d’un contingent d’importation à droit nul dans l’UE pour 100 000 tonnes de sucre brut à raffiner et de 50 000 tonnes de sucre blanc ou de produits à haute teneur en sucre, souligne le Copa-Cogeca, et ce alors que Bruxelles devrait aussi mettre en œuvre en 2017 des concessions supplémentaires pour le sucre brut du Brésil du fait de l’adhésion de la Croatie à l’Union (114 000 tonnes), et que le régime européen des quotas dans ce secteur sera aboli au 1er octobre 2017.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Pour l’éthanol, notent les organisations agricoles, la Communauté de développement d’Afrique australe dispose d’un contingent de 80 000 t, alors que la production communautaire est plafonnée jusqu’en 2020 à la suite de la modification de la directive sur les sources d’énergie renouvelable.

Enfin, relève le Copa-Cogeca, la période pendant laquelle l’Afrique du sud pourra exporter des oranges à droit zéro vers l’Union est élargie au-delà du 16 octobre, jusqu’au 30 novembre, ce qui pourrait créer un chevauchement entre la fin de la campagne de commercialisation des oranges dans ce pays et le début de celle de l’UE. Inquiétude à laquelle s’ajoute celle concernant les risques liés à la contamination des oranges par la tache noire des agrumes (2).

(1) Voir n° 3551 du 20/06/16

(2) Voir n° 3543 du 25/04/16