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Le livreur de courses à domicile Picnic arrive en Ile-de-France

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Un hangar de livraison Picnic Crédits : © Picnic

  Déjà présent dans les Hauts-de-France, le néerlandais Picnic s’installe en Ile-de-France, avec une offre de livraison de courses à domicile qui ressemble avec celle du français La Belle Vie, sans qu’elle soit frontale pour autant.

Implanté dans les Hauts-de-France depuis septembre 2021, le néerlandais Picnic, spécialiste de la livraison de courses à domicile, arrive en Ile-de-France. Le groupe va desservir une quinzaine de communes au sud de Paris. A l’inverse des spécialistes du quick commerce présents dans les grandes villes pour répondre à des commandes de dépannage en livraisons rapides, Picnic comme le français La Belle Vie, se revendique comme un distributeur de courses en ligne. Le néerlandais a fait le choix de s’installer dans des zones pavillonnaires. C’est de cette façon que la société a lancé son activité aux Pays-Bas en 2015, puis en Allemagne en 2018 et ensuite dans le nord de la France, une stratégie qui lui a plutôt réussi jusqu’à présent. S'il ne communique pas beaucoup de chiffres, le groupe estime avoir fait la preuve de la rentabilité de son modèle aux Pays-Bas. Pour financer son expansion, la start-up a déjà levé 1 milliard d’euros, dont 600 millions en septembre 2021, lors d'un nouveau tour de table mené par le fonds de la Fondation Bill & Melinda Gates et suivi par les actionnaires historiques.

Un algorithme compare les prix des concurrents

« Notre logique d’implantation est de créer un entrepôt pour une dizaine de hubs situés à moins de deux heures de trajet, chaque hub assurant la livraison des commandes dans un périmètre de 10 km », comme nous l’expliquait Grégoire Borgoltz, responsable de l’expansion de Picnic en France, il y a un an. Les commandes passées avant 22h sont préparées pour la livraison le lendemain matin et livrées en voiturette électrique l’après-midi, sachant qu’une livraison englobe une quinzaine de clients proches, ce qui permet de réduire les coûts. Grâce à un système d’algorithmes, Picnic peut comparer les prix des distributeurs alentour et ainsi proposer des prix attractifs à ses clients. Après avoir démarré avec Cora, Picnic s’approvisionne depuis le début de cette année auprès de la centrale de Système U et vend également des produits à sa marque propre.

« L’arrivée de Picnic est le signe que les start-up ayant des business model viables et profitables continuent à se développer, estime Matthieu Vincent, cofondateur de DigitalfoodLab. Cela montre aussi l’attractivité de la France comme marché « de conquête » pour les startups étrangères, et d’ailleurs plus généralement pour les distributeurs étrangers ». Quant à la concurrence avec La Belle Vie, Matthieu Vincent l’estime assez limitée. « Le fait d’une part, qu’ils partagent le même partenaire pour leur offre « grande conso », à savoir la centrale de Système U, limitera la différenciation. Et d’autre part, l’offre de Picnic avec ses tournées régulières et si possible, ponctuelles se destine plus à des villes et zones de seconde couronne qu’au cœur de l’agglomération où La Belle Vie est développée. Je dirais qu’aujourd’hui, les deux offres sont plus complémentaires que concurrentes ».

 

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