Les rendements du maïs continuent de progresser mais les variétés et les pratiques culturales utilisées en particulier dans le Midwest américain rendent cette culture de plus en plus sensible aux sécheresses, selon une étude. Aux Etats-Unis, Barak Obama tente de convaincre le Congrès d'agir pour limiter le réchauffement climatique.
L'augmentation des rendements du maïs dans le Midwest des Etats-Unis (où sont concentrées les culture de maïs du pays) ces dernières années s'est accompagnée d'une augmentation de la sensibilité de cette culture à la sécheresse, conclut une étude publiée le 2 mai dans la revue américaine Science. Les auteurs, chercheurs à l'Université de l'Illinois, ont analysé plus d'un million de dossiers d'assurances récoltes du département américain de l'agriculture de 1995 à 2012. Ils constatent que, bien que les rendements aient augmenté en valeur absolue, la sensibilité du maïs à la sécheresse a augmenté. Résultat, selon cette étude : aux niveaux actuels de sensibilité des récoltes de maïs à la chaleur, leur rendement pourrait diminuer de 15% dans les 50 prochaines années et même atteindre 30% si ces cultures continuent à être de plus en plus sensibles à la sécheresse. En effet, les améliorations génétiques ont permis de planter les pieds de maïs plus près les uns des autres mais en cas de sécheresse ils souffrent davantage du manque d'eau et connaissent des rendements moindres.
« La plupart des années où les rendements sont inférieurs à la moyenne sont à la fois plus chaudes et plus sèches que la normale », confirme le rapport publié le 6 mai par la Maison Blanche sur « l'état des lieux national sur le climat » aux Etats-Unis. Le rapport souligne que le secteur agricole a toujours su s'adapter, ce qui a permis à la production agricole d'augmenter aux Etats-Unis, toutefois, face l'ampleur du changement climatique prévu pour les décennies à venir, en particulier dans les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre les plus pessimistes, la capacité d'adaptation du secteur agricole pourrait être mise à mal. Sur la base de ce document, Barack Obama espère convaincre le Congrès américain – réticent jusqu'à présent – de prendre des mesures pour agir d'urgence contre le réchauffement climatique. « Il va nous falloir faire plus, et cela ne devrait pas être une question de politique partisane », a souligné le président des Etats-Unis.
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(1) Voir n° 3442 du 07/04/2014