Le maïs français, au volume plus élevé que l’an dernier malgré un rendement en berne, profite d’une moindre concurrence ukrainienne à l’export. FranceAgriMer a ainsi relevé, le 17 novembre en conseil spécialisé Grandes cultures, à 4,3 millions de tonnes (+153 000 tonnes) les exportations 2020-2021 vers l’UE. C’est une « situation assez exceptionnelle » qu’a décrite Marion Duval, adjointe au chef de l’unité Grains et sucre, montrant la « bonne compétitivité de l’offre française sur le marché européen ». En cause, une récolte décevante en Ukraine, qui affiche des exportations à 22,5 Mt de maïs (contre 29 Mt sur la campagne précédente). Le pays voit ses coûts du fourrage en « forte hausse », au point que les éleveurs de porc et volailles demandent au gouvernement de plafonner l’export, rapporte FranceAgriMer.
De quoi donner un peu de baume au cœur des producteurs français, dont le rendement au « plus bas depuis 2005 » limite l’effet des surfaces en hausse, selon les chiffres publiés le 16 novembre par Agreste (ministère de l’Agriculture). La fermeté des prix leur est aussi bénéfique, avec comme revers de la médaille une incorporation moindre en alimentation du bétail (à 3,1 Mt contre 3,2 Mt prévu le mois dernier). Sur le marché mondial, les cours du maïs sont même « au plus haut depuis 2014 », a signalé Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucre. « La demande de la Chine bouleverse les échanges » internationaux, d’après lui. Cet appel d’air – estimé à 13 Mt d’importations de maïs pour 2020-21, selon l’USDA, mais à 22 Mt, selon l’attaché agricole des États-Unis à Pékin – profite surtout au maïs américain. Dans le cadre de l’accord commercial signé au mois de janvier entre les deux pays, 10,7 Mt ont déjà été contractés au 5 novembre.
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C’est une « situation assez exceptionnelle »