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Congrès de l’AGPM Le maïs se revendique de l’intensification écologique

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Les Journées du Maïs ont accueilli l’agronome Michel Griffon, le 14 novembre à Biarritz. A l’origine de l’agriculture écologiquement intensive, il a expliqué comment le maïs s’inscrit dans un tel concept.

«Le lien entre maïs et intensification écologique a du sens », a lancé le président de l’AGPM Christophe Terrain en ouvrant une conférence sur ce thème le 14 novembre aux Journées Maïs. Débat centré autour de l’intervention de Michel Griffon, président de l’Association internationale pour une agriculture écologiquement intensive. Pour cet agronome, un tel concept doit coexister avec les méthodes conventionnelles. La couverture des sols représente un exemple, à l’efficacité reconnue par rapport au cycle de l’eau, chaque goutte de pluie pouvant s’infiltrer dans le sol au lieu de ruisseler.
 
Soutien d’associations pour l’environnement
« Il faut aller plus loin dans le semis sous couvert végétal, mettre la pression sur le mulching », a déclaré le président de la commission Environnement à la FNSEA Pascal Ferey, replaçant le débat dans la nouvelle Pac. « Des associations environnementales nous soutiennent dans ces démarches. »
Michel Griffon s’est montré favorable à la transgénèse. Une technique qui serait bien utile notamment pour exploiter un gène d’utilisation du phosphore, dont une pénurie menace le secteur des engrais. « Si l’écologie a un parfum du passé, pour moi, c’est une science du futur », a-t-il considéré. La chimie, qui « imite la nature », doit servir, par exemple dans l’utilisation des molécules-signal pour la résistance aux insectes. La transgénèse aussi, entre autres à des fins de production de toxines par le génome.
 
Champion de la séquestration du carbone
« L’agroécologie est dans les gènes de la culture du maïs depuis l’origine des temps », a estimé pour sa part le conseiller technique de l’AGPM Jean-Paul Renoux, citant à l’appui le cas de la milpa, technique en Amérique centrale associant maïs, courge, haricot. C’est pour lui une céréale efficiente. La production française augmente avec de moins en moins d’eau et de surfaces irriguées. Autre caractéristique, la bonne valorisation de l’engrais organique, qui représente une part de 22 % en maïs grains pluviaux et jusque 57 % en fourrage. « Le maïs restitue le plus de matière organique au sol, a-t-il signalé. Un champion dans la séquestration du carbone. » Il fait aussi preuve de sobriété. Son indice de fréquence de traitement est le plus bas.

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