A première vue, le maïs, plante d’origine tropicale, se sort plutôt bien du changement climatique. Le rendement moyen a augmenté en moyenne de 1,38 q/ha et par an depuis 1950, même si cette progression tendrait à se tasser, avec 1,17 q/ha/an gagné seulement entre 1990 et 2007. « Dans les régions plus septentrionales, du nord, de l’est et de l’ouest de la France, les conditions de températures deviennent moins limitantes, a signalé Josiane Lorgeou, ingénieur chez Arvalis. Dans le Sud-Ouest, où l’effet des températures est déjà optimal, le gain est inférieur ». Le progrès génétique et l’adaptation des pratiques culturales ont fortement contribué à ces résultats plutôt positifs. Toutefois, ces bénéfices pourraient être nettement plus nuancés d’ici un siècle. « La sécheresse estivale va s’accentuer et les besoins en eau d’irrigation seront plus élevés », a expliqué Bernard Lacroix, ingénieur chez Arvalis, qui a réalisé des simulations à partir de Stics (Simulateur multidisciplinaire pour les cultures standards). Il faudra donc probablement anticiper encore davantage les cycles de culture tout en faisant attention aux températures froides en début de campagne ainsi qu’aux conditions d’implantation. Mettre en place des stratégies d’esquive pour éviter les stress hydriques de l’été, améliorer l’efficience de l’eau ou la stocker davantage durant l’hiver deviendront autant d’éléments cruciaux.
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