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Surgelés-Glaces Le marché doit diminuer son taux de rupture

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Le chiffre d’affaires du marché des surgelés a atteint 7,94 milliards d’euros en 2007, en hausse de 4,9%. En volume, le marché a progressé de 1,8 % à 2,17 millions de tonnes. A l’inverse, le marché des glaces a subi les mauvaises conditions météorologiques de la saison estivale 2007, voyant son chiffre d’affaires diminuer de 4,4 % à 1,632 milliard d’euros, pour une baisse de 6,7% en volume à 347,6 millions de litres. Si le marché des surgelés évolue positivement depuis 1990, il pourrait faire mieux si la filière arrivait à gérer les ruptures encore trop nombreuses dans les magasins.

« En constante augmentation depuis 1990, le marché des surgelés a une nouvelle fois connu une croissance de ses ventes en 2007, avec un léger bémol, puisque pour la première fois la croissance s’est ralentie depuis 25 ans », indique Isabelle Kaiffer, directrice marketing de TNS Worldpanel, lors de la onzième journée Grand Froid. Il atteint un chiffre d’affaires de 7,94 milliards d’euros, en progression de 4,9%, pour 2,17 millions de tonnes commercialisées, en hausse de 1,8 %, selon le SNFPS, qui va être rebaptisé Syndicat des surgelés. En valeur, la consommation hors domicile a tiré le marché avec une progression de 5,7 % des ventes à 3,255 milliards d’euros, pour des volumes commercialisés en hausse de 2% à 1,141 million de tonnes. Le marché des surgelés reste le challenger des rayons des GMS derrière le traiteur libre-service pour la seconde année consécutive. La croissance régulière se fait par des produits simples comme les légumes (principalement les pommes de terre) ou les poissons mais également par les plats cuisinés ou les desserts. En moyenne, un foyer français dépense 184 euros en aliments surgelés par an, correspondant à 7 % des dépenses PGC FLS, selon TNS Worldpanel, contre 150 euros pour la charcuterie, 136 euros pour le traiteur LS et 200 euros en ultra-frais. Entre 1990 et 2007, le chiffre d’affaires du marché a progressé de 56%. Au niveau européen, le marché français affiche la deuxième plus importante progression derrière la Hongrie (+5,7 %) et devant l’Espagne (5,2 %), le Portugal (+5 %), et la Grande-Bretagne (+3,4 %). Alors que le marché des surgelés était jusqu’à présent tiré par les magasins spécialisés, tous les circuits ont profité de sa croissance en 2007. Les magasins spécialisés ont vu leurs ventes augmenter de 5 %, tandis que celles du hard discount ont progressé de 4%, des hyper et super de 3 % et de la livraison à domicile de 4%.Le marché a également été tiré par le haut par une reprise des investissements publicitaires des fabricants, dont le budget a augmenté de 23 % en 2007 à 49,156 millions d’euros. Mais, l’un des enjeux principaux de la filière reste d’« éradiquer » les ruptures dont le taux a atteint 15,2% en 2007.

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Contre-coup météorologique pour les glaces

Contrairement au marché des surgelés, celui des glaces a subi une mauvaise saison estivale qui a touché l’ensemble des secteurs alimentaires saisonniers. Son chiffre d’affaires a reculé de 4,4 % à 1,632 milliards d’euros (dont 983 M EUR en consommation à domicile et 649 M EUR hors domicile), pour une production de 347,6 millions de litres, en baisse de 6,7 %, selon le SFIG (Syndicat des fabricants industriels de glaces, sorbets et crèmes glacées). Seuls les segments individuels ont connu une progression. Les spécialités individuelles (boules, coupes, etc.), les pots et les barres sont parvenus à se développer fortement en 2007 en volume comme en valeur. Malgré les fluctuations météorologiques, le marché des glaces a progressé de 24% sur les seize dernières années, en terme de chiffre d’affaires, grâce principalement à l’innovation. 14% des produits commercialisés en 2007 n’existaient pas en 2005. Le poids du chiffre d’affaires sous promotion est resté élevé à 32,1 % contre 31,1 %. Les marques nationales ont, toutefois, continué d’investir en publicité, avec un budget qui a progressé de 29 % en 2007 à 35,740 millions d’euros.