Le secteur de la restauration hors domicile a connu une reprise en 2006, selon l’étude annuelle de Gira Sic Conseil. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 74,5 milliards d’euros, soit une progression de +3,39 % sur 2005 en distribuant 9,2 milliards de repas (+1,17%). Cette croissance a surtout été le fait des « nouveaux circuits » (boulangeries, cinéma, …).
La restauration française a enregistré en 2006 une reprise de son activité (+3,39 % en valeur et +1,17 % en volume), après quatre années consécutives de stagnation, selon l’étude 2006 effectuée par le cabinet Gira Sic Conseil qui vient de paraître. Ce secteur a représenté en 2006 un chiffre d’affaires de 74,5 milliards d’euros pour 9,238 milliards de repas.
Malgré cette reprise, qui amorce un timide rattrapage par rapport aux tendances ob-servées chez nos voisins, les Français ne prennent encore que 1 repas sur 7 hors domicile, soit moins que l’Espagne désormais, tandis que ce ratio est de 1sur 3 en Grande-Bretagne et de 1 sur 2 aux Etats-Unis. Autrement dit, estime Bernard Boutboul, directeur général de Gira Sic Conseil, le marché français ne peut que se développer à moyen terme.
Mais cette reprise 2006 a été « très hétérogène » selon les acteurs, les concepts et les implantations, avec des fluctuations de fréquentations journalières, hebdomadaires ou mensuelles de plus en plus fortes, mais en même temps de moins en moins explicables et prévisibles, relève l’étude du cabinet, spécialiste de la consommation alimentaire hors domicile.
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Les circuits traditionnels et historiques de la restauration hors domicile ont connu une fréquentation « moins soutenue » tandis que les nouveaux circuits (boulangeries, cinémas, grande distribution...) et les nouveaux entrants (nouvelle vague de restauration rapide moyenne et haut de gamme) prennent leur essor. « Ces nouveaux entrants sont en phase avec la féminisation de la consommation », qui fait partie des tendances relevées par Bernard Boutboul.
Au niveau des prix, 69 % des repas consommés hors domicile le sont à moins de 10 euros TTC, boissons comprises (+6 % en trois ans), et 80 % le sont à moins de 15 euros TTC, boissons comprises. Les restaurants pratiquant un ticket moyen se situant entre 17 et 27 euros demeurent en perte de vitesse tant en volumes qu’en valeur. Pour ces établissements, « le ton monte chez les clients qui se plaignent au niveau des contacts et de la qualité des services », indique M. Boutboul. Les consommateurs jugent le personnel « peu compétent » et estiment qu’il est parfois « arrogant » avec eux.
Parallèlement, le secteur de la restauration se structure avec l’arrivée, plus importante depuis la fin 2005, des financiers notamment des fonds d’investissement, mais aussi des nouveaux entrants, relève l’étude. « La restauration hors domicile se trouve dans sa phase de mutation profonde, que ce soit au niveau des opérateurs qu’au niveau des consommateurs », observe-t-elle.