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Le marché du no-low a « le vent en poupe »

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Dans un secteur en proie à la déconsommation, les vins no-low apparaissent comme un îlot de croissance. « La catégorie des boissons sans alcool (ou faiblement alcoolisées) pour adultes a le vent en poupe », a souligné la d.g. de Vivelys Karine Herrewyn. Lors d’une conférence Vinseo (fournisseurs en viti-viniculture) le 4 juillet, elle a noté que le phénomène a lieu « partout dans le monde » et, en France, chez les cavistes spécialisés, les bars et restaurants. « La bière reste la locomotive. » À l’échelle mondiale, le marché no-low pèse 11,4 Md€ à en 2022, avec une croissance de 7 % en volume sur dix pays clés, selon les chiffres du colloque. En France, c’est 250 M€ en 2020, dont un segment des vins sans alcool à quelque 20 M€ (+ 3,7 % en 2022). Le no-low représente 2,3 % du chiffre d’affaires du rayon boissons en grande distribution, la bière représentant 77 %, les spiritueux 13 %, les vins effervescents 6 %, les vins tranquilles 4 %.

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« Une nouvelle ère » s’ouvre pour les consommateurs, a estimé Karine Herrewyn, notant leur « volonté de privilégier la santé et le bien-être, sans renoncer au plaisir, à la convivialité ». Le no-low concerne des buveurs occasionnels dans le cadre professionnel, des femmes enceintes et autres personnes modérant leur consommation mais attachées au vin, ont listé des entrepreneurs participants à la conférence. Reste des écueils pour que ce type de produits gagne une cible plus large. Apprécier les vins désalcoolisés demande « un certain apprentissage », a souligné Jean-Philippe Braud, fondateur du site d’e-commerce Gueule de joie. Dans une synthèse du colloque, le Centre d’étude et de prospective (ministère de l’Agriculture) relate : « À ce stade émergent, un effort d’accompagnement et de conseil reste nécessaire pour orienter les clients et faciliter l’identification des qualités. »

Le no-low pèse 2,3 % du chiffre d’affaires du rayon boissons