Le marché français du vin bio devrait augmenter de 85 % d’ici 2022, d’après une étude co-produite par l’institut anglais IWSR et l’association interprofessionnelle occitane Sudvinbio, présentée le 23 novembre à Paris. Le marché s’est déjà étendu, passant de 55 millions de bouteilles en 2012 à 112 millions en 2017. C’est à 207 millions de cols qu’il faut s’attendre en 2022. Cet accroissement du débouché devrait faire appel essentiellement à la production française car celle-ci assure 99,5 % du marché. Pas de risque de surplus : « Si la production doublait, nous doublerions nos ventes », s’est exclamé Patrick Guiraud, président de Sudvinbio. Mais le nombre de conversions en viticulture bio est beaucoup plus rapide en Espagne (+11 % par an) et en Italie (+24 % par an), qu’en France (+4 % par an), a-t-il cité. Patrick Guiraud est confiant pour l’avenir : après la retombée d’une forte vague de conversions du début des années 2000 jusqu’à il y a cinq ans, de jeunes recrues reviendront, la viticulture bio étant intéressante et rémunératrice, a-t-il dit en substance. Sudvinbio cherche à ce que l’agriculture biologique soit proposée dans les collèges et les lycées agricoles.
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