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Sandwichs Le marché français a encore du potentiel

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Avec 1,16 milliard d’unités consommées en 2004 contre 1,1 milliard en 2003, la consommation de sandwich a progressé de 5,5 % selon le GIRA. Le marché offre encore du potentiel, comparé notamment au Royaume-Uni dont s’inspirent les industriels et les enseignes français pour élaborer leur recettes et leur concepts.

Sandwich and Snack Show est l’occasion pour les fabricants et les enseignes de faire le point sur le marché du sandwich et du snacking qui continue d’attiser la convoitise si l’on en juge par un nombre d’exposants en constante progression (de 112 en 2000 à 180 cette année) depuis sa création en 2000. L’étude présentée par le GIRA à cette occasion confirme la tendance : un transfert des déjeuners à domicile (de 40 à 45 % en 10 ans) et sur le lieu de travail (de 35 à 30 %) au profit de la restauration commerciale (de 15 à 25 %). Hors domicile, s’il conserve son leadership, le restaurant d’entreprise a perdu en 20 ans 15 % de son activité avec une baisse de 100 millions de repas quand la restauration commerciale a gagné plus de 200 millions de repas. Plusieurs conditions expliquent ces changements d’habitudes selon le GIRA, comme l’urbanisation, l’augmentation des distances et des durées des trajets travail-domicile tout comme la réduction du temps de travail. La recherche de gain de temps profite donc clairement aux enseignes de restauration commerciale et aux fabricants de sandwich.

Sur le chemin du modèle anglais

Pour Alain Fretellière, responsable des marques transverses chez Carrefour, l’accélération des moyens de transport et la réduction des temps de trajets nationaux et internationaux ont donné lieu à une explosion des repas sur les lieux publics et de transit. «  Il existe une convergence entre les formes de restauration commerciale et le commerce alimentaire, la frontière est de plus en plus floue entre ces deux univers », explique-t-il. De plus en plus perceptible dans les enseignes de magasins de proximité françaises, le phénomène est encore plus remarquable dans les « convenience-store » d’outre-Manche, où le marché du sandwich est d’ailleurs plus de deux fois plus important qu’en France. Au-delà des modes de consommation qui favorisent le snacking et le fast-food, les industriels Français s’inspirent également de leur homologues anglais pour composer des recettes de plus en plus sophistiquées. «  Manger un sandwich n’est plus manger triste. Les sandwichs sortent du basique », plaide Philippe Fund, directeur commercial d’Entr’acte. Si la traditionnelle baguette représente encore les 2/3 des volumes et si le marché dépend encore beaucoup des recettes classiques (jambon/beurre, rosette de Lyon, etc.) la tendance est à une plus grande technicité qui permet de mettre au point des produits plus qualitatifs. Mais le circuit artisanal continue de peser pour le plus gros des volumes.

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La GMS dépasse le circuit autoroutier

Avec 1 160 millions d’unités consommées en France en 2004, contre 1 100 en 2003 (+5,5 %) pour un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros, le sandwich reste le moteur du snacking. En 4 ans, il a en effet connu une progression de 25 %, contre 10 % pour le hamburger et 5 % pour la pizza. 620 millions d’unités sont consommées dans le circuit restauration (53,5 % du marché), 260 millions dans le circuit artisanal (22,5 %) et 280 millions dans les magasins de détail. Le GIRA distingue cinq univers stratégiques de distribution du sandwich : les boulangers (21 %), les sandwicheries en restauration rapide (20 %), les cafés et bistrots (15 %), les magasins de détail (11 %) et la DA (7 %). Sur ces deux derniers circuits, comme sur les magasins d’autoroute, les sandwichs industriels ont profité d’une exposition de plus en plus importante et ont connu une progression de 15 % en quatre ans. Ils pèsent aujourd’hui 20 % du marché en volume. «  La grande distribution est passée devant les stations service en termes de ventes. Elle pèse aujourd’hui quelque 80 millions d’unités, un chiffre plus proche de 110 / 120 unités en réalité, les panels ne couvrant pas efficacement les réseaux de proximité » explique Philippe Fund.