Abonné

Viticulture Le marché mondial du vin donne des signes de reprise

- - 3 min

La croissance semble de retour sur le marché mondial du vin. En 2011, la consommation s’est stabilisée après plusieurs années de baisse et les échanges mondiaux sont repartis à la hausse. La production n’a pas encore réagi : elle a continué à diminuer surtout en Europe. La France est redevenue le premier producteur mondial de vin, devant l’Italie.

«La consommation mondiale de vin « a cessé de reculer, et un retour à la croissance s’annonce, bien que très modérée », a indiqué Federico Castellucci, à l’occasion du bilan annuel réalisé par l’Organisation internationale du vin (OIV) dont il est le directeur général. La consommation de vin dans le monde a, en effet, atteint 242 millions d’hectolitres (Mhl) en 2011, soit une hausse de 1,7 Mhl sur un an (+0,7%) après 4 années de baisse.
En Europe, la consommation est toujours en recul (-0,5 Mhl à 122 Mhl). À part la France où elle progresse légèrement (+1 Mhl), la consommation de vin a chuté en Italie (-1,6 Mhl), légèrement reculé en Espagne, en Grande-Bretagne et au Portugal et a stagné en Allemagne. En revanche, les États-Unis, second marché mondial en volume, sont en croissance de 0,9 Mhl à 28,5 Mhl. Et la hausse est encore plus forte (+1,15 Mhl) en Chine où la consommation a atteint en 2011 les 17 millions d’hectolitres.
Autre signe de reprise, les échanges mondiaux de vin sont eux aussi à la hausse. En 2011, ils ont atteint 103,5 Mhl (+7,9%), confirmant la reprise des exportations au niveau mondial après le fort recul de 2009 en raison de la crise économique mondiale. En volume, l’Italie est sur la plus haute marche du podium des pays exportateurs de vin avec 23% de parts de marché, devant l’Espagne (22%) et la France (14%).

La production baisse en Europe et augmente en Amérique du sud

La production mondiale de vin est quand même restée faible (notamment en Europe) avec 265,7 Mhl produits, en hausse de 0,6 Mhl par rapport à 2010. L’Italie (-14,3%), le Portugal (-16,9%), et l’Espagne (-2,6%) affichent les reculs les plus nets. La France avec une production de 49,6 Mhl, en hausse de 4 Mhl, est redevenue le premier producteur mondial (devant l’Italie).
En Amérique, les États-Unis ont enregistré avec 18,7 Mhl une production relativement modeste de vin en 2011 (-10,3% par rapport à 2010) La production sud-américaine a été à l’inverse très élevée : le Chili atteint une nouvelle production record et l’Argentine a maintenu une production de vin importante, tandis que le Brésil approche les 3,5 Mhl (contre 2,5 en 2010).
En Afrique du Sud, la production vinifiée a cru légèrement pour atteindre près de 9,7 Mhl (9,3 Mhl en 2010 et 10,0 Mhl en 2009). Enfin, si la production australienne « continue de diminuer en peinant à dépasser 11 Mhl », la production néo-zélandaise a enregistré « une récolte record à 2,35 Mhl » (+0,45 Mhl) », constate l’OIV.
La superficie du vignoble mondial a encore diminué de 94 000 hectares (-1,2%) en 2011 pour atteindre environ 7,5 millions hectares. C’est le vignoble européen, le plus grand du monde, qui perd le plus de terrain avec une baisse de 90 000 hectares, soi -2,5%(1). Dans les autres pays producteurs, la surface reste stable.

(1) Voir même numéro

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.