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Conseil des ministres de l’Agriculture Le mémorandum sur la Pac présenté au printemps

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Pour son premier voyage officiel, le ministre de l’Agriculture allemand, Horst Seehofer, nommé le 22 novembre a choisi la France. La rencontre du 31 janvier entre Horst Seehofer et son homologue français Dominique Bussereau a montré une « étroite communion de pensée et de volonté politique », a assuré le ministre français. Le mémorandum sur la Pac commandé par le Premier ministre Dominique de Villepin en septembre au Space à Rennes a été présenté à Horst Seehofer. Il devrait être examiné lors d’un conseil des ministres de l’Agriculture au printemps 2006 après avoir été amendé par les pays membres.

« La présidence autrichienne présentera en point formel le mémorandum français sur la Pac lors d’un conseil des ministres de l’agriculture au printemps, vraisemblablement en mars », a annoncé Dominique Bussereau, ministre de l’Agriculture français à l’issue de sa rencontre avec son homologue allemand Horst Seehofer. « Nous attendons des amendements de nos collègues européens », souligne le ministre français. « Ce n’est pas la révolution copernicienne mais un mémorandum politique », résume Dominique Bussereau. Horst Seehofer a indiqué ne « pas vouloir sans cesse avoir à justifier les aides PAC en tant que ministre de l’Agriculture ». Ce mémorandum aborde différents points parmi lesquels : l’importance de la Pac pour les problématiques alimentaires, les conséquences des différentes réformes de la Pac, la gestion des crises et la simplification. Le ministre allemand, nommé le 22 novembre qui effectuait le 31 janvier son premier voyage officiel a choisi la France.

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Les OGM : un domaine « très sensible »

Parmi les autres sujets évoqués entre Dominique Bussereau et Horst Seehofer, l’OMC. « La limite de la charge sur l’agriculture à l’OMC est réellement atteinte », estime le ministre allemand. « Il y a eu plusieurs tentatives pour séparer notre union (entre la France et l’Allemagne : ndlr). Ce n’est pas possible », a assuré le ministre allemand. Au sujet du « domaine très sensible que constituent les OGM », le ministre allemand veut favoriser le dialogue entre les agriculteurs, les scientifiques et les citoyens car « les réserves de la population allemande à l’encontre des OGM sont fortes». Il s’agit de fixer les règles pour l’utilisation des OGM : « Il n’est plus question de savoir si oui ou non, les OGM sont souhaitables », a conclu Horst Seehofer qui souhaite « promouvoir la recherche ».