La première source de méthane reste celle produite par le rumen de la vache (43% en vache laitière et 53% en vache allaitante) et du mouton (45%). En élevage caprin laitier, il s’agit du stockage des déjections (32%). Pour Michel Doreau, chercheur à l’Inra, il est possible de réduire les émissions de méthane mésentérique en jouant sur les fourrages, la qualité des lipides, l’apport de lin dans la ration, le niveau d’ingestion… « Le potentiel théorique de réduction est élevé, mais la réduction compatible avec des pratiques alimentaires envisageables (coût, raisonnement global de la ration…) est plus faible », annonce-t-il. L’association de différentes pratiques est « une autre voie possible », continue-t-il. Il précise cependant que réduire les émissions de méthane « ne doit pas être un objectif en soi car il faut raisonner à l’échelle du système ». Cela signifie tenir compte des conséquences de ces nouvelles pratiques sur les autres gaz à effets de serre et « du potentiel de séquestration du carbone par les pâturages ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.