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Investissement Le ministère de l’Agriculture et Oséo renouvellent leur soutien à l’innovation

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Le ministère de l’Agriculture et Oséo, l’agence de valorisation de la recherche, ont renouvelé le 9 juillet leur convention de soutien à l’innovation dans les industries agroalimentaires, afin de permettre à de nouvelles PME d’enclencher de nouveaux projets d’investissements innovants.

Liés depuis 2007 par un partenariat de collaboration pour diffuser l’innovation dans les industries agroalimentaires, le ministère de l’Agriculture et Oséo ont renouvelé le 9 juillet 2010 « leur convention de partenariat pour la période 2010-2011 ». Il s’agit de « permettre à de nouvelles PME du secteur agroalimentaire d’initier des projets d’innovation et des collaborations de recherche et développement, notamment dans le cadre des pôles de compétitivité », indique le ministère dans un communiqué publié le 12 juillet. Le montant de ces soutiens est d’un million d’euros, indique-t-on chez Oséo.
« L’innovation tient une place essentielle dans la compétitivité du secteur agroalimentaire, notamment pour maintenir une position forte sur les marchés d’exportation et répondre à l’évolution des attentes des consommateurs. La mobilisation des industriels doit être renforcée, en particulier celle des PME », commente le ministère.
Les projets peuvent être déposés toute l’année auprès des équipes régionales d’Oséo sur www.oseo.fr.
À noter par ailleurs qu’Oséo mettra en place dans les prochains mois des « prêts verts » aux entreprises innovantes, pour 500 millions d’euros, tous secteurs économiques confondus. Domaines visés : les consommations d’énergie, la réduction de la consommation d’eau, le recyclage des déchets.

Les filières françaises peuvent retrouver un atout de compétitivité

Grâce à l’innovation technologique, les filières françaises peuvent retrouver un atout de compétitivité, selon Ariane Voyatzakis, responsable du secteur agricole chez Oséo. Le handicap d’une main d’œuvre plus chère que dans les autres pays et de règles sanitaires et environnementales plus contraignantes sont en passe d’être contournés par l’automatisation, qui se poursuit, et qui a encore de nombreuses perspectives. La responsable du secteur agricole cite la suppression de tâches manuelles pénibles pour les salariés des abattoirs, de nouvelles méthodes de cuisson des aliments préservant les propriétés organoleptiques et nutritionnelles, atouts qui permettent de maintenir voire d’élargir l’image de la qualité française dans le monde. La recherche appliquée met au point des méthodes de conservation alternatives à la pasteurisation. Les technologies douces, aux antipodes de celles du poulet américain ou brésilien immergé dans du chlore, tendent à affiner les procédés de lavage dans les usines de transformation de la viande notamment.

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