Le bilan environnemental des huiles végétales pures utilisées comme carburant n’est « pas extraordinaire », selon Nathalie Kosciusko-Morizet. La secrétaire d’Etat à l’Ecologie a laissé entendre que son ministère souhaitait pour l’heure en rester au statu quo quant à l’utilisation de ces huiles.
Prudence. Tel a été le message adressé à un député qui, le 29 octobre, interrogeait Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet et Dominique Bussereau sur l’intérêt des huiles végétales pures utilisées comme carburant. « Le droit français est en conformité avec le droit européen qui n’est pas exempt de certaines ambiguïtés », a répondu Nathalie Kosciusko-Morizet lors de l’audition des trois ministres par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale. Selon elle, les moteurs diesel utilisant des huiles végétales pures subissent des « dégradations avec le temps ». De plus, les émissions générées par la combustion des huiles peuvent présenter des taux « très élevés pour certains polluants dangereux, pouvant aller jusqu’à la multiplication par deux des émissions de monoxyde de carbone, par quatre de celles des hydrocarbures, de 90 % à 140 % pour les particules fines, et de 133% pour les aldéhydes ». « Donc, le bilan n’est pas extraordinaire », a-t-elle estimé. « On en reste à la possibilité d’utilisation offerte aux agriculteurs, pêcheurs, et collectivités locales dans le cadre de certains protocoles », a conclu la collaboratrice de Jean-Louis Borloo.
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