Dans un communiqué du 9 mai, le ministère de l’Agriculture annonce l’ouverture de l’appel à manifestation « destiné à accompagner les agriculteurs qui investissent dans des matériels performants, permettant de limiter les distances de traitement ». Doté de 30 millions d’euros, et géré par FranceAgriMer, « le fonds aura vocation à continuer dans les années qui viennent », comme le précise le cabinet du ministre.
Cette aide avait été annoncée dès le mois de décembre 2019, lors de la parution des textes officiels instaurant les zones de non-traitement (ZNT), « en complément de l’accompagnement financier actuellement mobilisé dans les régions ». Depuis ces premières annonces, le ministère a cependant renforcé le dispositif, avec une dotation revue en hausse de 5 millions d’euros. « Il y a eu une amélioration de l’enveloppe, mais les besoins sont immenses, et elle doit être encore renforcée », estime Christian Durlin, vice-président de la commission environnement en charge de la protection des cultures au sein de la FNSEA.
En considérant environ 30 000 viticulteurs en France, l’aide représenterait environ 10 000 € par producteur. Un montant insuffisant pour s’équiper, juge Christian Durlin. Or, les viticulteurs devront partager le gâteau avec l’ensemble des autres secteurs, puisque l’appel à manifestation a été également ouvert à l’arboriculture, au maraîchage et même aux grandes cultures, qui auraient dû initialement être exclues du dispositif. « L’idée, c’est d’accompagner tout le monde dans la transition vers l’agroécologie », indique-t-on rue de Varenne pour expliquer ces concessions.
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L’appel à manifestation sera ouvert à partir de mi-juin et jusqu’au 31 décembre 2020. Les exploitants pourront candidater seuls ou au travers de Groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) et de Coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma).
Une dotation revue en hausse de 5 millions d’euros