Abonné

PAC Le Modef estime que la réforme permet des « avancées significatives »

- - 2 min

Reçu par François Hollande, le Modef estime que les arbitrages concernant la réforme de la Pac, proposés par le président vont dans le bon sens, celui de la redistribution des aides. Il demande que les derniers leviers qu’il est possible d’activer aillent en ce sens.

Le Modef se satisfait de l’application française de la réforme de la Pac proposée par François Hollande, ont expliqué ses représentants à la sortie d’un entretien avec le président de la République à l’Élysée, lundi 21 octobre.
« Nous n’avons pas tout obtenu, loin s’en faut, mais globalement ça va dans le sens de nos revendications », a déclaré le président du syndicat, Jean Mouzat. « Depuis 20 ans, c’est la première fois qu’un gouvernement axe sa politique agricole commune sur la redistribution des aides en faveur des petits et moyens paysans. S’il n’y avait pas eu de changement de majorité en France, il n’y aurait jamais eu ces débats sur la Pac », se réjouit-il, heureux d’être régulièrement reçu par les plus hautes autorités de l’État. Evoquant la surdotation des premiers hectares ou encore la convergence des aides, Raymond Girardi, secrétaire général, estime que « c’est autant de demandes du Modef qui sont prises en compte malgré la réticence de la FNSEA ».
 
Plafonner les aides couplées
Le syndicat se dit prêt à faire des propositions constructives et à participer à la mise en œuvre de la Pac. Ainsi, il demande que l’enveloppe des 20% du paiement redistributif s’applique dès la première année, contrairement à ce qu’a laissé entendre le président qui a parlé d’une mise en place progressive. « La surprime des 52 premiers hectares va permettre d’installer des jeunes afin de renouveler les générations et maintenir la vie sur les territoires ruraux », argumente le Modef. Concernant le couplage des aides, le syndicat demande de « maintenir les aides animales à leur niveau actuel en mettant en place une aide couplée à la vache laitière », et de les plafonner en « réservant cette prime aux 60 premières vaches par unité de main d’œuvre ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.