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Le monde professionnel prêt à relever le défi... mais souligne des lacunes

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Coop de France « prête à relever le programme ambitieux » du Premier ministre

Dans un communiqué diffusé le 15 septembre, Coop de France apporte un franc soutien au programme annoncé par D. de Villepin lors de sa visite au Space : « un programme ambitieux que les coopératives sont prêtes à relever ». « Coop de France ne peut que se féliciter de la clarté du projet de politique agricole exprimé par le Premier Ministre » affirme ce communiqué. « Les positions qu’il a affirmées quant aux prochaines échéances internationales et européennes sont réalistes, progressistes et méritent le rassemblement de notre profession et l’écoute de Bruxelles ». L’organisation qui représente les coopératives est sensible au fait que D. de Villepin « a aussi salué la modernité des spécificités coopératives. Il sait que Coop de France a fait, dans le cadre de la préparation de la loi d’orientation, des propositions courageuses pour améliorer la gouvernance des entreprises coopératives et l’implication de leurs adhérents ».

FNSEA : « l’ambition du Premier ministre » est appréciée

Jean Michel Lemétayer, président de la FNSEA a déclaré « apprécier l’ambition du Premier ministre : il était temps de passer au concret». L’axe central du discours a été l’allégement des charges et la modernisation des agriculteurs a-t-il expliqué. « Si on va dans cette direction, l’élan est donné », a-t-il assuré. Au chapitre du remboursement de 20 % de la taxe sur le foncier non bâti ; le leader syndical considère que « l e pas est définitivement fait vers l’avant ». Quant aux biocarburants, le président de la FNSEA se félicite que le gouvernement « n’écoute plus la pression des pétroliers » et permette de « fournir au pays une alternative». « Nous saurons répondre positivement», avance-t-il. Ce dernier rappelle que les débats parlementaires à venir sur la loi d’orientation agricole qui débutent le 4 octobre « permettront d’affirmer cette ambition ». Bernard Layre, président des JA, avoue son « inquiétude sur le court terme» et son « septicisme» notamment sur le volet de la réduction des charges.

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(FGA-CFDT) : les salariés « encore oubliés »

La FGA-CFDT a déploré dans un communiqué du 14 septembre que « les salariés de l’agriculture aient été encore oubliés dans le discours prononcé par Dominique de Villepin mardi 13 septembre 2005 à Rennes ». La FGA-CFDT a souhaité rappeler au Premier Ministre que « les salariés de l’agriculture contribuent largement à la puissance de l’agriculture et que leurs organisations syndicales sont aussi porteuses de l’intérêt du monde agricole. L’absence de considération pour les salariés est tout aussi offensante dans la politique conduite par Dominique Bussereau, ministre de l’Agriculture ». « Les deux Dominique doivent enfin prendre la mesure de l’inquiétude des salariés et particulièrement ceux de l’agriculture. Un message que les patrons agricoles devront entendre également ». La FGA-CFDT appelle à manifester le 4 octobre, « au moment où le projet de loi d’orientation agricole sera à l’ordre du jour au Parlement ».

Coordination rurale : « rien à l’horizon »

François Lucas, président de la Coordination rurale dénonce « l’absence de perspectives en cette période de remise en cause ». En confirmant l’attachement indéfectible de la France à la PAC actuelle jusqu’en 2013, le Premier ministre « conforte l’inquiétude des paysans parfaitement conscients de l’archaïsme de cette Pac du siècle passé responsable de toutes les crises présentes ». Les mesures conjoncturelles annoncées de baisse de la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) et des taxes foncières « ne peuvent qu’être appréciées positivement par les agriculteurs mais n’apportent pas la solution aux problèmes de l’agriculture écrasée par la hausse des coûts de production, l’alourdissement des contraintes et la baisse des prix », poursuit le syndicat.