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Le niveau des nappes phréatiques pourrait baisser de 10 à 25% d’ici 2070

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D’ici 2050-2070, la recharge moyenne des nappes pourrait être de 10 à 25 % inférieure à ce qui est actuellement mesuré, selon un travail de prospective réalisé par le Bureau de recherches géologiques et minières, sur la base des schémas d’évolution du climat prévu. Dans ces scénarios, c’est surtout la demande en eau potable qui pourrait augmenter, en raison de la hausse démographique attendue. Les consommations d’eau par l’agriculture et par l’industrie sont pour l’instant stables. Le BRGM ne s’est toutefois pas montré alarmé quant aux prévisions qu’il formule à horizon 2050. D’une part, il estime que des réserves non encore utilisées pourrait être mobilisées : il s’agit de nappes souterraines contenues dans certaines zones karstiques. Un gisement qui « pourrait être important », estiment ces spécialistes, qui ne se hasardent pas, toutefois, à le quantifier. L’évaluation du volume éventuellement disponible dans ces gisements bien spécifiques est déjà compliquée, à une échelle d’étude locale. Seconde raison qui pourrait expliquer la sérénité du BRGM : des exemples probant de recharge progressive de nappes qui ont été surexploitées. En effet, les mesures de gestion parfois contraignantes sur les usages permettent de faire remonter le niveau de remplissage de certaines nappes alors qu’ils étaient en chute marquée. C’est le cas de la nappe de Chuelle (nappe de craie du Gâtinais dans le Bassin parisien) : historiquement très sollicitée, son niveau affiche un déclin depuis les années 90. Mais les mesures de gestion ont permis de voir s’amorcer en 2012 un début de remontée des niveaux. Le BRGM espère atteindre dans les prochaines années un plafond qui correspondra à une gestion durable de cette ressource.

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