Une étude de l’association de défense des consommateurs UFC-Que choisir, publiée le 12 avril, montre une « amélioration très significative de la qualité nutritionnelle des aliments » dans les trois familles d’aliments où le Nutri-Score est « le plus fréquemment affiché » : les barres céréalières, les pains spéciaux et biscottes, et les céréales du petit-déjeuner. Les efforts des marques portent principalement sur la réduction des matières grasses saturées, des sucres et du sel dans les recettes. L’étude « démontre l’efficacité » du Nutri-Score, affirme UFC-Que choisir qui plaide pour que ce système d’affichage nutritionnel soit rendu obligatoire. L’association de consommateurs a comparé l’évolution de la répartition des Nutri-Score (A, B, C, D, E) entre 2015 et 2022 pour sept catégories d’aliments. Résultat : « Lorsque (le Nutri-Score) est majoritairement présent dans un rayon les recettes s’améliorent du point de vue nutritionnel. » Et « à l’inverse, quand il est peu affiché la piètre qualité nutritionnelle des rayons stagne ».
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L’exemple le plus frappant est celui du rayon des céréales du petit-déjeuner où 97 % des références affichent leur note. La part de Nutri-Score A et B a été multipliée par près de cinq depuis 2015, passant de 8 à 38 % des références. Même dynamique au rayon des pains spéciaux et biscottes, où elle est passée de 40 à 62 %. Alors que la Commission européenne tarde à finaliser sa proposition, initialement attendue fin 2022, sur un étiquetage nutritionnel harmonisé et obligatoire en Europe, la perspective que le Nutri-Score soit choisi tel quel s’éloigne. La directrice adjointe à la durabilité alimentaire au sein de la Commission, Claire Bury, avait écarté cette possibilité, fin octobre, pour tenir compte des divisions entre les états membres. Le système d’affichage français fait, en effet, l’objet de nombreuses critiques, notamment de la part de l’Italie et de la Grèce.