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Le paradoxe laitier français

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«L’absence de différenciation territoriale de la politique laitière française appliquée de façon quasiment uniforme à des bassins de production laitiers aussi différents a créé des effets inattendus et paradoxaux », analyse l’Institut de l’élevage. Ainsi, en privilégiant le maintien de la production laitière sur tout le territoire, les « croissances laitières individuelles les plus fortes ont été autorisées dans les zones à moindre vocation laitière ». C’est le paradoxe laitier français. Les zones de polyculture élevage ont ainsi bâti un modèle économique performant fondé sur une production laitière par unité de main-d’œuvre presque aussi importante que dans les régions spécialisées mais complétée par des cultures rémunératrices. Pour l’institut de l’élevage, « ce champion du modèle français, à forte productivité du travail, rivalise en termes de résultats économiques avec les exploitations très spécialisées du nord de l’Europe » souligne l’Institut. Mais « il demeure diversifié et sensible aux évolutions des multiples conjonctures agricoles ».

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