Abonné

Sélection végétale Le Parlement européen appelle à préserver le secteur des semences

- - 2 min

Le Parlement européen appelle dans un rapport d'initiative à renforcer le secteur européen de la sélection végétale et à ne refuser aucune piste (y compris les biotechnologies). Il est également suggéré de rallonger la durée durant laquelle les obtentions végétales sont protégées.

LE Parlement européen a adopté le 25 février à Strasbourg le rapport de Marit Paulsen (Suède, libéraux démocrates) sur La sélection végétale : quelles options pour augmenter la qualité et la production ? (1) qui appelle la Commission de Bruxelles à mieux soutenir l'industrie européenne des semences et à favoriser la recherche en biotechnologie. « Il faut compter en moyenne dix ans pour produire de nouvelles variétés de blé, de colza ou d'autres cultures, il est donc essentiel de développer et d'utiliser de nouvelles techniques de sélection végétale, qui répondent aux demandes de la société et de l'agriculture, et de faire preuve d'ouverture à l'égard des techniques disponibles en vue de satisfaire ces besoins et d'augmenter ainsi la compétitivité des secteurs agricole et horticole », souligne notamment le rapport d'initiative qui n'a aucune portée législative.

Mais les députés notent également que le marché mondial de la sélection végétale est actuellement dominé par quelques grandes entreprises multinationales qui investissent uniquement dans un nombre limité de variétés, alors que le marché en Europe est plus diversifié avec des petites et moyennes entreprises qui représentent une part importante du secteur. Une diversité qui doit être encouragée, demandent les parlementaires.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

industrie
Suivi
Suivre
biotechnologies
Suivi
Suivre

Enfin, la rapporteure propose que la durée durant laquelle les obtentions végétales sont protégées puise être rallongée afin de compenser l'augmentation constante du coût des recherches pour développer de nouvelles variétés.

(1) Voir n° 3432 du 27/01/2014