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Le paquet de réformes sur la politique commune de la pêche (PCP), qui inclut des mesures pour mettre fin à la surpêche et une interdiction de rejet de poissons en mer, principaux objectifs du Parlement, a été approuvé lors d'un vote final en plénière ce mardi 11 décembre. « La réforme s'attaque au principal problème de la politique commune de la pêche : la surpêche. Le Conseil sera désormais tenu d'adopter une approche durable lors des négociations des quotas de pêche », a affirmé le rapporteur Ulrike Rodust. Les pêcheurs devront respecter le « rendement maximal durable » (RMD), c'est-à-dire ne pas pêcher plus que ce qu'un stock donné peut produire en une année déterminée. L'objectif est de reconstituer et de maintenir les stocks de poissons au-delà des niveaux de "rendement maximal durable". Les pêcheurs devront également débarquer au moins 95% de leurs captures totales contre près d'un quart des captures totales actuellement. Les captures débarquées de poissons qui n'ont pas la taille requise pourraient par exemple être utilisées à des fins autres que la consommation humaine.
Le chalutage en eaux profondes maintenu
En revanche, les parlementaires ont rejeté par 342 voix contre 326, un projet d'interdire le chalutage en eaux profondes, réputé très destructeur pour les fonds marins, mais farouchement défendu par les armateurs français. Cette interdiction était notamment demandée par les écologistes et quelque 750 000 signataires d’une pétition lancée par Claire Nouvian, présidente de l'association Bloom pour la préservation marine. Cela avait conduit la Scapêche, armement du Groupement des Mousquetaires à organiser le 21 novembre, avec le soutien de ses salariés, une « journée vérité » pour défendre ce type de pêche, « la plus encadrée et contrôlée par l’Union européenne », selon Fabien Dulon, le nouveau directeur général de la Scapêche. Il a mis en avant le faible impact du chalut sur les fonds marins, l’abondance de la ressource en poissons de grands fonds, la rentabilité de cette activité et le poids socio-économique considérable de cette filière sur laquelle une telle interdiction menacerait jusqu'à 3 000 emplois.
Les représentants des États membres doivent encore approuver formellement la position de seconde lecture du Parlement avant la publication de la législation au Journal officiel.
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