Les députés ukrainiens ont définitivement voté le 31 mars, une loi autorisant la vente des terres fertiles agricoles du pays, notamment à leurs exploitants. La présidence ukrainienne a d’emblée salué comme « historique » cette réforme. Ladite législation fixe un cadre strict au marché des terres agricoles afin d’apaiser les craintes de la population et des agriculteurs qui avaient d’ailleurs fait part le 30 octobre dernier (1), de leur opposition au projet gouvernemental d’autoriser la libéralisation du foncier, redoutant à terme la mainmise des investisseurs étrangers. Ainsi, l’ouverture du marché est repoussée à juillet 2021 et limitée aux particuliers ukrainiens uniquement. À partir de 2024, ce sera au tour des entreprises ukrainiennes d’être autorisées à acquérir jusqu’à 10 000 ha. L’ouverture aux étrangers est pour l’instant conditionnée à un référendum. Par ailleurs, Kiev, sous la menace, d’après les dires du président Volodymyr Zelensky le 29 mars, « d’une chute économique et même d’un défaut de paiement », doit encore adopter une deuxième loi, votée en première lecture le 30 mars, interdisant l’annulation de la nationalisation de la première banque du pays, Privatbank. L’adoption de ces deux lois permettra alors à l’Ukraine d’obtenir environ 10 Mrds $ d’aide du FMI.
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(1) Voir n° 3716 du 11/11/2019