A l’approche des négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, Emmanuel Faber, p.-.d.g. de Danone s'est déclaré favorable à une « révision annuelle » des Etats généraux (Egalim), qui avaient débouché sur la loi Alimentation promulguée le 1er novembre 2018. En France, malgré cette loi, « il est très difficile de valoriser nos produits dans la grande distribution », a-t-il fait valoir le 7 octobre devant une commission de l'Assemblée nationale. Le patron de Danone, partisan affiché d'une montée en gamme de l'agriculture et de l'alimentation, souhaiterait notamment « plus de transparence » sur les « contrats uniques avec la grande distribution » dont les centrales d'achat ne sont pas basées sur le sol français.
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Il plaide aussi pour la mise en place d'une agriculture « régénératrice des sols », qui permette aussi bien d'améliorer la qualité des aliments que de s'adapter au changement climatique. « Il faut absolument qu'à l'intérieur du plan de relance, on aille au bout de la monétisation du carbone dans le sol » pour les agriculteurs, a-t-il lancé. Les agriculteurs, qui améliorent la capacité du sol à absorber le carbone, devraient ainsi pouvoir être rémunérés et revendre des droits carbone, par exemple aux compagnies aériennes qui en ont besoin.