Le Pavillon France de l'Expo universelle de Milan 2015 « se veut ouvert sur le monde et la modernité » a expliqué le responsable du pavillon Alain Berger, à quelques journalistes le 4 février. Il en a décrit les lignes de force (qualité alimentaire ; aide au développement ; lutte contre le gaspillage ; agroécologie) et le programme. Thème général du pavillon français : produire et nourrir autrement.
L'édifice se construit, l'organisation et le programme sont quasiment prêts. Alain Berger, commissaire général du Pavillon français à l'Expo Milan 2015 (1er mai – 31 octobre) en a présenté les grandes lignes à la presse le 4 février. Deux grands principes ont présidé à cette organisation : l'ouverture sur le monde et l'ouverture à la modernité, expliquait Alain Berger le 4 février.
L'ouverture sur le monde, c'est la possibilité donnée aux entreprises partenaires d'aller à la rencontre des marchés mondiaux. Des jumelages entre le pavillon français et les pavillons chinois, américain, japonais, colombien ou encore des pays du Golfe sont prévus, annonçait le commissaire général. Des espaces de rencontres nombreux sont prévus. Des journées thématiques sont également envisagées. Le 21 juin, jour de la fête de la musique, ce sera au tour de la France d'animer l'ensemble du site de l'Expo universelle. La veille, le pays aura organisé une « grande tablée » pour mettre en valeur le modèle alimentaire français. Une opération spécifique sera organisée avec le Maroc et le Liban. « L'objectif est de présenter le savoir-faire alimentaire français, mais sans esprit d'arrogance », explique Alain Berger. Celui-ci se félicite de voir certaines entreprises déjà partenaires de l'événement : Danone, Terrena, Sojasun et surtout des organisations professionnelles comme l'Ania (Industrie agroalimentaire), le Gnis (interprofession semences), Vitagora…
Lactalis chez les Italiens
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Mais Alain Berger reste relativement déçu « par le peu d'empressement de la majorité des entreprises agroalimentaires. Je trouve dommage que les entreprises passent à côté de cet événement », insiste-t-il. D'autant que pour d'autres pays, c'est tout le contraire. Pour les Italiens, Barilla et Ferrero viendront en force. Le stand américain, lui, n'est quasiment qu'une affaire de sociétés privées – Monsanto s'annonce avec des moyens importants. Côté Allemagne, le financement privé atteint une part importante alors que pour la France, le financement privé n'atteint que 3 millions d'euros s'ajoutant à un budget public de 20 millions d'euros. Plus étonnant encore, le leader de l'industrie laitière, Lactalis, ne sera présent qu'au travers de sa filiale italienne Parmalat sur le stand italien !
S'ouvrir sur la modernité
A cette ouverture sur le monde s'ajoute l'ouverture sur la modernité. La présence française intégrera notamment une série de conférences sur les grands sujets de débats scientifiques et éthiques. Les biocarburants, les OGM, l'agriculture urbaine, les abeilles, l'huile de palme… autant de sujets plus ou moins matière à débat qui seront abordés au cours de conférences scientifiques. Avec un langage le plus compréhensible possible pour le grand public, promet Alain Berger. « Il faut montrer que l'agriculture a encore besoin de progrès scientifique et technique », explique ce dernier. Le pavillon français lui-même verra quatre dimensions mises en valeur : 1.l'agroécologie ; 2. La lutte contre le gaspillage alimentaire ; 3. L'aide au développement et aux agricultures du Sud ; 4. La qualité alimentaire.