La marque de vin, de bière et bientôt de spiritueux sans alcool prévoit des investissements importants pour prendre son envol. Ses ventes très soutenues, s’adressent de plus en plus aux marchés étrangers en attente de produits aux qualités organoleptiques solides, et issus des terroirs français.
Après une levée de fonds en capital et en prêts de 1,5 million d’euros en janvier 2021, auprès de partenaires dont InVivo, Le Petit béret se prépare à revenir vers les financeurs pour accélérer ses projets (Agra Alimentation du 13 janvier 2021). Une levée de fonds est actuellement en préparation, qui pourrait se concrétiser en 2022. Aucun montant n’est pour l’instant dévoilé. « Nous allons concentrer nos ressources sur les recrutements, le marketing et aussi la partie industrielle », prévoit son dirigeant et co-fondateur Fathi Benni, avec le sommelier Dominique Laporte.
Il faut dire que la société installée près de Béziers a besoin de soutenir son développement. En 2020 comme en 2021, le chiffre d’affaires a cru de 50 % d’une année sur l’autre pour atteindre environ 3,4 millions d’euros à fin 2021. La moitié des ventes sont représentées par les vins tranquilles sans alcool, premiers produits mis au point par le Petit Béret, et pour l’autre moitié par les vins effervescents et les bières, tous sans alcool.
Recettes gardées secrètes
En avril 2022, Le Petit béret mettra sur le marché une série de onze références de spiritueux sans alcool, imitant le rhum, le whisky, le gin et les liqueurs de fruits, des produits élaborés à partir de distillats et de macérations de fruits. Ces nouveaux produits ont demandé un gros effort de R & D, qui est totalement internalisée. « Nous avons recours à des procédés, des formulations et des technologies de conservation exclusives, que nous voulons garder secrètes, et qui permettent d’obtenir des produits sains, sans conservateurs et qui restent stables dans le temps », explique Fathi Benni. Pour cet ingénieur agroalimentaire de formation, l’enjeu sanitaire est essentiel. Depuis son lancement en 2012, la société s’est appuyée sur des techniques exclusives. « Nous ne voulons pas déposer de brevet pour ce que nous avons mis au point, afin de ne pas partager à terme cette connaissance », poursuit-il.
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En 2020, la société a lancé ses premières bières, permettant de soutenir les filières agricoles hexagonales. « Notre démarche consiste avant tout à valoriser les productions des agriculteurs français et les filières sur lesquelles nous nous appuyons », insiste Fathi Benni. Comme pour le vin et la bière, la démarche est identique pour les spiritueux et liqueurs sur le point d’être lancées.
Pour cette année qui commence, la société, toujours en phase d’hyper-croissance, va aussi mettre l’accent sur la partie internationale, qui représente 40 % de ses ventes. « Nous vendons déjà dans quarante pays du monde, et nous voulons arriver à soixante-dix pays en 2023 », indique Fathi Benni. « Cela représente beaucoup d’investissements consacrés aux ressources humaines et au marketing », poursuit-il. Le digital est aussi un axe de développement, représentant aujourd’hui 20 % des ventes via le e-shop de la marque. Une partie des recrutements seront vraisemblablement destinés aussi à la partie industrielle. Car Le Petit béret pourrait aussi investir dans la production de vins stables, effervescents, bières et spiritueux, alors que la société, depuis son lancement, a pris l’habitude de s’appuyer sur des partenaires industriels pour l’élaboration de ses boissons.