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Plats cuisinés/Stratégie Le Petit Cuisinier devient grand

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Un investissement de 15 millions d’euros pour sa nouvelle usine, des volumes en hausse de 10 % cette année, de nombreuses innovations prévues… Le Petit Cuisinier, filiale de la branche Agapes Restauration d’AFM (Association Familiale Mulliez), commence à voir l’avenir en grand. Le spécialiste des plats cuisinés à destination des MDD et de la RHF reste toutefois prudent et ne compte pas investir particulièrement dans sa marque propre.

Le Petit Cuisinier, spécialiste des plats cuisinés appartenant à la branche Agapes Restauration d’AFM (Association Familiale Mulliez), vient de doubler sa surface pour atteindre 8 600 m2, grâce à sa nouvelle usine de Vitry-en-Artois (62) pour laquelle il a investi 15 millions d’euros et qui vient d’être inaugurée. L’entreprise a l’ambition d’ici cinq ans de fabriquer 8 000 tonnes de plats cuisinés (contre 4 000 actuellement) et d’embaucher cinquante personnes. Le Petit Cuisinier pourra ainsi suivre sa forte croissance. « Nous sommes en train de vivre un excellent mois d’octobre », s’enthousiasme Hubert Butez, directeur général de l’entreprise. En 2009, son chiffre d’affaires, qui avait atteint 20 millions d’euros l’an passé, devrait croître de 5 %, tandis que les volumes augmenteront d’environ 10 %. Aujourd’hui, Le Petit Cuisinier détient 9 % du marché des plats cuisinés vendus en RHF, un circuit qui représente 60 % de son chiffre d’affaires.

Investir le bio
En GMS, ses plats cuisinés sont surtout vendus sous MDD. Sa marque propre se trouve uniquement au niveau régional et l’entreprise n’a pas particulièrement l’ambition de la soutenir. « Il est difficile aujourd’hui de faire connaître une marque. Nous ne communiquons pas sur notre marque propre et comptons surtout sur les MDD et la RHF pour notre développement », explique Hubert Butez. Le Petit Cuisinier innove tout de même sous sa marque propre avec notamment de nouvelles références dans sa gamme « Ouf » (des plats cuisinés individuels au rayon LS frais) et des sachets familiaux en « doy pack » de 1,6 kg. Mais la principale innovation de l’entreprise se fera sous marque de distributeur : Le Petit Cuisinier va lancer une gamme bio qui devrait être commercialisée en décembre 2009. L’innovation est d’une importance cruciale pour la société : elle consacre chaque année environ 7 % de sa masse salariale à la création de nouveaux produits.

Des difficultés à l’export
Tout n’est toutefois pas rose pour Le Petit Cuisinier : il connaît de nombreuses difficultés à l’export. « Les taux de change nous ont posé de gros problème en Pologne, en Angleterre et en Russie. Et nous venions de commencer à exporter vers les Antilles quand les grèves ont commencé », regrette Hubert Butez. L’entreprise compte tout de même progresser à l’export, qui représente 10 % de son chiffre d’affaires actuellement. L’Espagne, le Portugal et peut-être bientôt l’Allemagne vont accueillir ses produits.

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