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Meunerie Stratégie Le pôle meunerie d’Axéréal se structure sous la bannière Axiane

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Après la reprise d’AMO (groupe Celbert) en juillet 2008 et des Grands Moulins de Chartres en mars 2009 (1), Axéréal structure sa division meunerie sous la bannière Axiane. Outre l’intégration des différents moulins, la nouvelle entité souhaite développer « Four à idées », une activité de diversification dans la fourniture de matières premières autres que la farine, emballages et produits surgelés à destination des boulangeries-pâtisseries.

Axiane n’est autre que la nouvelle identité de l’activité meunerie d’Axéréal. Ce pôle, renforcé en 2008 et 2009 par les reprises d’AMO et des Grands Moulins de Chartres occupe le troisième rang français de la meunerie. Il emploie 550 personnes et produit 400 000 t de farine par an (capacités de production : 500 000 tonnes). « En 2009, nous avons réalisé 200 millions d’euros de chiffre d’affaires avec des volumes stables par rapport à 2008, où le chiffre d’affaires avait atteint 250 millions d’euros », indique Thierry Hébert, directeur général d’Axiane, issu des Grands Moulins de Chartres.

Réorganisation industrielle
Le nouvel ensemble s’est structuré avec un réseau commercial intégré et un système d’information unique (investissement : 1 million d’euros). Il a également réorganisé l’appareil de production, qui compte 10 moulins et 4 plateformes de redistribution. « Les moulins les plus petits, non rentables, ont été fermés et reconvertis en plates-formes de redistribution au début de l’année. Le personnel a été reclassé au sein du groupe », explique Thierry Hébert. Parmi les moulins conservés, celui de Guélardon va voir ses capacités de production passer de 40 000 tonnes à 80 000 tonnes en octobre, pour un investissement de 1,4 million d’euros.

Concentration et diversification
Axiane, qui produit notamment sous les marques Banette et Francine reste opportuniste dans un secteur de la meunerie en plein mouvement. « On envisage toute opportunité de rapprochement, que ce soit un moulin indépendant ou un groupe coopératif. Nous sommes au troisième rang français en meunerie et voulons devenir vraiment incontournables sur tous les marchés », précise Thierry Hébert.
En attendant, un autre projet de développement concerne DGF / Four à Idées, activité de fourniture à la boulangerie-pâtisserie (chocolat, fruits, produits surgelés, emballages…). « Cette activité, qui a un rayonnement régional, pèse 12 millions d’euros aujourd’hui. Nous sommes en train de la structurer pour la développer. L’objectif est de la multiplier au moins par trois d’ici trois ans. »

(1) Cf Agra alimentation n°2041 du 20 novembre 2008 p15 et n°2057 du 12 mars 2009 p.24

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