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Huile d’olive/marché Le portugais Gallo veut concurrencer Carapelli et Monini

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Deuxième marque mondiale d’huile d’olive d’après Euromonitor, Gallo veut se faire une place en GMS face aux marques italiennes déjà installées de longue date. La co-entreprise entre Unilever et Jeronimo Martins est encore méconnue du grand public.

Gallo affiche son ambition pour le marché français : « Nous voulons nous hisser dans le top 5 des marques d’huiles d’olive en France en GMS d’ici à cinq ou six ans », déclare Rita Vilaça, vice-présidente Europe de Gallo. Plus précisément, Gallo entend capter 3 à 4 % de part de marché en GMS. La marque est arrivée au printemps dans 1 500 points de vente Intermarché et poursuit actuellement les négociations commerciales avec les autres centrales d’achat en vue de son référencement.

« Nous proposons une gamme de trois références, en fonction du goût, qui est la meilleure clé d’entrée pour les consommateurs français, et offre le plus de lisibilité », précise Rita Vilaça. Les concurrents visés sont clairement Carapelli et Monini, deux marques qui ont le même positionnement en termes de prix que Gallo (PVC entre 6 et 7 euros pour 75 cl.). La marque développe ses produits à partir d’assemblage d’huiles originaires de l’Union européenne, sans référence à un terroir précis. Elle n’a pas non plus développé de références biologiques, un créneau sur lequel Carapelli et Monini commercialisent des produits.

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« La France est un marché prioritaire, très important pour Gallo, qui va nous servir de test pour le futur », note Rita Vilaça. Le marché français n’est toutefois pas une nouveauté pour Unilever, le co-actionnaire de Gallo aux côtés du distributeur portugais Jeronimo Martins, déjà implanté dans le rayon des huiles et des condiments avec Maille et Amora. Gallo détient d’ailleurs une gamme bien plus étoffée d’huile d’olive, d’olives et de vinaigres qui pourra être lancée ultérieurement "en fonction de la réaction des consommateurs." Le marché français de l’huile d’olive représente un volume de 73,9 millions de litres et 466,6 millions d’euros de vente en grande distribution selon Nielsen (cumul annuel mobile arrêté au 2 octobre 2016), en hausse de 0,44 % en volume et de 6,87 % en valeur sur un an. Gallo pense que la France possède encore un potentiel important avec 1,5 kg d’huile d’olive par an et par personne, bien inférieur à l’Europe du sud (10,5 kg en Espagne, par exemple).

Pour réussir en France, Gallo veut aussi s’appuyer sur son expérience des marchés internationaux. Il y réalise 70 % de son chiffre d’affaires (la société Gallo a réalisé un chiffre d’affaires « entre 150 et 200 millions d’euros en 2015 » selon Rita Vilaça) et a produit 35 000 tonnes d’huile sur son site unique d’Abrantes au Portugal. L’usine a bénéficié de 8 millions d’euros d’investissement ces dernières années et dispose de capacités suffisantes pour nourrir ses ambitions. Gallo prévoit en effet de devenir numéro un mondial de l’huile d’olive d’ici à cinq ans.