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Marchés avicoles Le poulet export pas si déprimé

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Selon les chiffres de FranceAgriMer, issus des données des douanes, les exportations de volailles congelées par les Français hors d’Europe continuaient de progresser jusqu’en août 2013. Et ce malgré des restitutions qui avaient été réduites aux deux tiers en avril. Elles étaient réduites à zéro au 18 juillet, avec un impact attendu sans doute à compter de septembre ou octobre.

Le poulet export depuis la France est-il en péril ? Si tel est le constat affirmé par les patrons des deux entreprises concernées, Tilly-Sabco et Doux, ce n’est pas encore ce que montrent les données du marché. Jusqu’en août 2013, ces exportations connaissent de fortes augmentations. Ainsi, sur la période janvier-août 2013 comparée à janvier-août 2012, la progression de poulets congelés exportés vers le Moyen Orient (en volume) est de 9%, et de 12,6% vers l’Arabie Saoudite. Mieux encore, la progression des exportations de poulets au mois d’août 2013 par rapport à août 2012 est de 19,7% vers l’Arabie Saoudite et 19,5% pour les pays du Moyen Orient en général. En valeur, les données disponibles au mois de juillet révèlent une hausse de 19,4% (juillet 2013/ juillet 2012) sur le mois ou de 27,3% sur la période de 7 mois (janvier – juillet 2013 / janvier-juillet 2012). Des chiffres qui révèlent non seulement une hausse en volume mais également une augmentation des prix unitaires.
 
L’Arabie Saoudite résiste aux hausses
Ces scores tranchent avec le pessimisme affiché sur l’exportation de poulets congelés hors d’Europe. Ils sont atteints alors même que les subventions à l’exportation avaient déjà baissé, des deux tiers, depuis mi-avril 2013 (108,5 euros/tonne).
Cependant, c’est en juillet 2013 que ces subventions ont été réduites à zéro. Compte tenu des décalages entre les contrats d’export et la production, l’impact, s’il y en a un, se ferait sentir en octobre, affirme un analyste du marché. Il n’empêche : le marché international des produits avicoles reste plutôt porteur. Néanmoins, selon un rapport de l’USDA (ministère de l’agriculture américain), les exportations de l’Europe devraient être stables sur la totalité de l’année. Mais, toujours selon ce rapport, le marché d’Arabie Saoudite – marché principal pour les produits français – semble mieux capable que d’autres d’absorber une augmentation du prix de ses importations sans diminution en volume. En 2013, les exportateurs européens, explique l’USDA, n’auront pas eu trop de mal à faire passer des augmentations de prix. Les experts du ministère américain se disent plutôt optimistes pour les exportations européennes en 2014, compte tenu de la sagesse prévue des coûts de production. Cependant, les marchés qui se développent le plus sont ceux des pays d’Afrique sub-saharienne, principalement en découpes et viandes séparées mécaniquement. Des marchés très concurrencés où la France est moins présente. Quant aux exportations vers la Russie, elles ont tendance à se réduire, compte tenu de la concurrence internationale et de la volonté des Russes de privilégier la production locale.

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