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Le principe de l’enrobage en question, selon Gérard Arnold

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Les parties civiles ont donné plus d’informations sur le rapport de Gérard Arnold, chercheur au CNRS, rendu en décembre 2003 au juge Guary qui l’interrogeait, en tant qu’expert, pour «déterminer la ou les causes de la surmortalité des abeilles constatées dans la région Midi-Pyrénées en 2002 et 2003». « Les deux semences enrobées de Régent TS qui ont été testées (Mélody, LG 5660) émettent dans l’environnement des particules qui contiennent du fipronil. Les quantités de fipronil émises lors du semis d’un hectare de tournesol sont importantes pour les deux types de semences, de l’ordre de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milligrammes. La variabilité constatée entre les trois seuls lots de chaque variété qui ont été testés est importante et ne donne qu’une image partielle des quantités de fipronil émises par l’ensemble des lots commercialisés. La toxicité potentielle liée à ces émissions est considérable pour les abeilles puisque les teneurs en fipronil représentent plusieurs millions à plusieurs dizaines de millions de fois les DL 50 pour un hectare semé», explique l’expert. « C’est bien l’ensemble des semences de tournesol traitées Régent TS qui sont potentiellement dangereuses pour les abeilles en raison des particules contenant du fipronil qu’elles diffusent dans l’atmosphère», poursuit-il. « Il paraît utile de s’interroger sur le principe même de l’enrobage des semences», conclut-il, estimant que les procédures d’homologation devraient prendre en compte l’éventuelle diffusion et les retombées dans l’atmosphère.

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Deux sortes de semences de tournesol enrobées Régent TS seulement ont fait l’objet de test. Aucun test n’aurait été effectué sur les semences de maïs enrobées alors que les semis se font également par semoirs automatiques.