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Le prix des vaches laitières polonaises a dépassé celui des françaises

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En raison du manque d’offre en Europe, les prix des vaches laitières « poursuivent leur hausse rapide dans les États membres exportateurs », propulsant notamment les prix des vaches polonaises au-delà des françaises, selon l’Institut de l’élevage. Dans son dernier bulletin Tendances, l’Idele indique que, en Pologne, « la vache O valait 4,82 €/kg de carcasse en semaine 5 » (du 27 janvier), soit +20 % en un an. Une cotation qui dépasse le cours français de 6 cents. « Le marché européen manque globalement de viande », et « les abatteurs recherchent tous types de bovins y compris les vaches de réforme ». Or, la demande « se maintient peu ou prou, ce qui pousse à une hausse rapide des cours, en particulier dans les pays exportateurs ». Hormis la Pologne, l’Irlande et l’Allemagne ont aussi dépassé la cotation française, respectivement de 47 cents et 7 cents.

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Cette envolée des prix des vaches laitières, souvent abattues pour produire de la viande hachée, « réduit drastiquement la pression à l’import » dans l’Hexagone, analyse l’Idele. Un contexte qui « permet aux prix français de suivre le mouvement », avec du retard. En semaine 7 (du 10 février), la vache française O se négociait à 4,92 €/kg de carcasse (+29 cents depuis le début de l’année, +10 % par rapport à la même période de 2024).

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En France, les prix des autres catégories de bovins viande poursuivent leur hausse (jeunes bovins et vaches de races à viande), là aussi en raison de la baisse de l’offre (-3 % d’abattages en un an sur les sept premières semaines de 2025). Quant aux prix des broutards, ils continuent leur « hausse rapide », entre offre faible et « demande ferme » en France et à l’export. Un mouvement appelé à persister : « Les naissances ont fortement décru sur l’automne » (entre -7 % et -10 %), en raison des maladies vectorielles.

« Hausse rapide des cours, en particulier dans les pays exportateurs »