Terres d'Europe-Scafr (1) et la Société forestière de la Caisse des dépôts ont présenté les résultats du marché français des forêts 2013 à Paris, le 20 mai.
LE prix moyen d'un hectare de forêt est en légère hausse (+,16% par rapport à 2012) passant de 3 920 euros l'hectare en 2012 à 3 990 euros l'hectare en 2013. « Il y a des opportunités économiques. Les mesures gouvernementales pour la production de bois et son utilisation rassurent les investisseurs », explique Gilles Seigle, p.-d.g. de la Société forestière de la Caisse des dépôts, lors d'une conférence de presse à Paris, le 20 mai. Cette légère reprise du prix des forêts s'inscrit dans un contexte où le prix du bois a gagné 10,4% en 2013 par rapport à 2012. Plus globalement, les économistes constatent que depuis 1997, le prix des forêts gagne en moyenne 3,9% par an en valeur courante, soit 2,2% par an en valeur réelle. Néanmoins, il existe de très grandes disparités selon les régions : le prix variant de 620 à 11 100 euros par hectare. Les prix les plus élevés sont localisés dans le Nord-Bassin parisien et les moins élevés dans le Massif Central et le Sud-Ouest. Enfin, les experts rappellent que si les prix semblent élevés, ils restent inférieurs à ceux pratiqués chez nos voisins européens. Gilles Seigle explique, par exemple, que dans les Ardennes, l'hectare de forêt côté belge est de 20% à 30% supérieur au prix pratiqué côté français.
Transactions en hausse pour les petites surfacesSur le marché des forêts en France, les transactions 2013 sont en forte progression pour les petites surfaces. Ainsi, les transactions portant sur des biens de 1 à 10 hectares connaissent une hausse continue : depuis 2007, elle est de 20%. « Cette tendance semble plutôt liée à la recherche d'un approvisionnement en bois de chauffage », explique Robert Levesque, directeur de Terres d'Europe-Scafr. Parmi ces ventes, les biens de 1 à 2 hectares représentent près de la moitié des transactions (48%) pour presque un quart des surfaces (24%).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Au contraire, les transactions sur les biens de plus de 100 hectares enregistrent un net recul. Les économistes ont annoncé un repli de 30% en nombre de transactions et de 16% en surface en 2013 par rapport à 2012. « Les biens forestiers sont des valeurs refuges. Les propriétaires préfèrent les conserver dans l'attente d'un contexte plus favorable », expliquent les experts. En valeur, les transactions de biens de plus de 100 hectares se sont chiffrées à 165 millions d'euros en 2013, soit une baisse de 34% par rapport à 2012.
(1) Service d'études de la FNSAFER (fédération nationale des sociétés d'aménagement foncier et rural)