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Maïs Le progrès génétique continue de faire progresser les rendements

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Même si les rendements 2008 de maïs ne dépassent pas les records de l’an dernier, ils constituent une très belle performance, car les conditions climatiques n’étaient pas au rendez-vous. Pour Jean-Paul Renoux, le progrès génétique y est pour beaucoup.

Cette année, le maïs tarde un peu à rejoindre les silos. « La récolte d’ensilage est terminée, mais en grain, il reste encore 30 % de la production dehors », a indiqué Jean-Paul Renoux, ingénieur chez Arvalis, en conférence de presse le 26 novembre à Paris. En Midi-Pyrénées, en Aquitaine, la moitié de la moisson attendrait encore dans les champs. Au final, le rendement moyen pour 2008 atteindrait entre 94 et 95 q/ha. S’il est moins bon que les 98 q/ha enregistrés l’an passé, Jean-Paul Renoux estime qu’il s’agit d’un très bon cru. « Les conditions climatiques n’ont pas été aussi bonnes que l’an passé,a-t-il observé. Des niveaux de rendements de 94 à 95 q/ha nous mettent légèrement au-dessus de la courbe trentenaire de progression annuelle des rendements, en moyenne de 1 quintal par hectare et par an ». Car à l’inverse du blé, les rendements ne plafonnent pas encore en maïs.

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Aller plus loin en avançant le cycle

Pourtant, « aujourd’hui, du point de vue technique, les agriculteurs sont au taquet », a indiqué Jean-Paul Renoux. Pour le spécialiste, cette hausse continue des rendements est donc surtout imputable au progrès génétique, qui améliore la résistance des plantes aux variations climatiques. Ces progrès pourraient probablement être encore améliorés grâce à des semis plus précoces, un moyen d’allonger la durée du cycle. « Ce ne sont ni la température ni le calendrier qui doivent freiner l’agriculteur,a indiqué Jean-Paul Renoux. Si les conditions agronomiques sont remplies, rien ne s’oppose aux semis précoces ». Le risque de gelée concerne essentiellement les bourgeons terminaux, qui apparaissent au stade 9/10 feuilles. Originellement cultivée sur des plateaux d’altitude, le maïs résiste plutôt bien au froid. Toutefois, « cette stratégie a un inconvénient : l’exposition aux ravageurs souterrains, a rappelé Jean-Paul Renoux. Sans traitements de semences ou sans carbamates, nous ne pouvons pas partir à fond dans cette stratégie ». A bon entendeur, salut.