La filière viticole ne semble pas progresser sur le projet de réforme des vins. Les producteurs s’inquiètent. Le ministre a rencontré la semaine dernière René Renou pour un point informel sur le sujet. Les discussions devraient reprendre la semaine prochaine.
Occupés par leurs activités, les professionnels n’ont pas avancé sur le projet de réforme des vins depuis la rencontre du 21 juillet au cours de laquelle ils sont tombés d’accord sur le principe de création d’un vin de pays de grande zone. Même du côté du négoce, pourtant demandeur d’un « espace de liberté » permettant de faire face à la concurrence internationale, les discussions ne semblent pas progresser, de sources professionnelles. Tout reste à faire pour définir les « contours » des vins de pays de grande zone, nouvelle catégorie de vin qui offrirait la liberté attendue.
Inquiets de la vendange abondante en cours, les Vignerons indépendants du Languedoc-Roussillon ont demandé début septembre au ministre que chaque bassin de production « prenne ses responsabilités » face au risque de surproduction qui menace. D’autres font preuve de septicisme devant l’inaction de la filière.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Tant que les professionnels ne se seront pas mis à travailler, la base doutera de cette solution (contenue dans l’accord du 21 juillet, ndlr)», estime Pascal Babillier-Monnot, directeur de la Cnaoc.
Le ministre a rencontré René Renou, instigateur de la réforme, le 21 septembre pour faire un point informel sur la situation. Pour le président du Comité vin et eaux-de-vie de l’INAO, d’accord sur ce point avec le ministre, « il faut maintenant mettre en œuvre ce qui a été décidé». Le prochain conseil de direction de l’Onivins le 6 octobre devrait arrêter les « chantiers » de la filière pour y parvenir.