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Bien-être animal Le projet de révision de la législation sur les transports animaux « inacceptable »

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« Clairement inacceptable ». C’est ainsi que les organisations agricoles de l’UE et les négociants qualifient le projet de règlement en cours d’élaboration par la Commission européenne sur le bien-être des animaux durant le transport. Les professionnels tentent une nouvelle fois d’en empêcher la publication.

Le renforcement des normes de bien-être animal, tel qu’il est envisagé par la Commission européenne, aurait des conséquences « désastreuses » sur l’ensemble de la filière viande européenne, d’un point de vue tant économique que social, estiment les organisations professionnelles du secteur. Les critères de densité de chargement des bétaillères envisagées par les services de la commissaire à la santé, Androulla Vassiliou, auraient pour effet d’augmenter significativement les coûts de transport. De même, les obligations relatives à la structure des remorques et à leur ventilation contraindraient les professionnels à investir plus de 200 millions d’euros pour s’adapter, et ce, uniquement dans le secteur porcin. Enfin, de façon plus générale, la filière redoute qu’au lieu d’améliorer le bien-être des animaux, les nouvelles règles sur les temps de transport – 9 heures maximum vers les abattoirs et des cycles de 9 heures puis 20 heures d’affilé pour les autres motifs de déplacement – soient seulement source de complications inutiles. D’autant plus que les seuls ajustements liés à la législation mise en place en 2005 auraient d’ores et déjà coûté plus de 1,5 milliard d’euros de mise en conformité des camions et un montant similaire en frais administratifs. Les professionnels militent donc pour un report de toute nouvelle initiative dans ce domaine, le temps de mettre en place la législation adoptée récemment et qu’une véritable étude d’impact économique soit menée à l’échelle de l’UE d’ici à 2011.
Une nouvelle loi « dans l’intérêt de tous »
De leur côté, les organisations militant pour le bien-être animal, à l’image d’Eurogroup for animals, considèrent qu’il faut enfin parvenir à régler la question des temps de transport. « C’est le monstre du Loch Ness de la politique de bien-être animal, il faut absolument, aujourd’hui, faire appliquer la législation », insiste l’un de leurs représentants à Bruxelles. « Il existe un moyen simple de la faire appliquer en équipant les camions de GPS », indique-t-il, insistant sur « l’intérêt commun (de son organisation) avec les transporteurs ». Il est dans l’intérêt des professionnels qui respectent la législation de faire en sorte que la loi soit respectée par tous, plaide-t-il en substance.

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