Le ministre de l’Agriculture ne cachait pas son plaisir lors de la signature qu’il a voulue largement médiatisée du contrat cadre entre Senoble et ses groupements de producteurs, à la maison du lait à Paris. Il s’est félicité de cette reconnaissance par les industriels laitiers des groupements pour contractualiser leurs relations. D’autres acteurs se sont déjà engagés dans cette voie – ou vont le faire –, comme Danone ou Bel. « C’est un élément du puzzle qui permettra de mieux réguler les marchés lorsque les quotas laitiers seront abolis », a estimé Bruno Le Maire. Pour lui cette coopération est la seule voie pour permettre d’affronter la concurrence internationale. Le ministre ne désespère pas de ramener la brebis égarée que semble être Lactalis qui a repris langue avec les producteurs mais est toujours aussi réticent à vouloir s’engager avec les groupements, préférant des accords individuels. « Les industriels qui ne jouent pas le jeu, n’auront pas gain de cause » a menacé le ministre. Marc Senoble lui a discrètement rappelé qu’il fallait également que la distribution joue le jeu. Or, celle-ci a été la grande absente de tout le processus de cette contractualisation. Elle s’est d’ailleurs bien gardée de se manifester pour y être associée. Or il ne faudrait pas que les industriels soient les dindons de la farce, car ils ne manqueraient pas de se retourner sur les producteurs et le puzzle du ministre serait totalement à refaire.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.