Abonné

Fruits et légumes Le report de la révision de l’OCM critiquée au Parlement européen

- - 2 min

Alors que le Parlement européen doit se pencher prochainement sur la réforme de l’organisation commune de marché des fruits et légumes, la Commission de Bruxelles n’entend pas s’attaquer avant le second semestre 2006 à la révision de ce secteur. Un report jugé « inacceptable » par l’intergroupe « fruits et légumes » de l’Assemblée.

«Il est inacceptable que la commissaire européenne en charge de l’agriculture, Mariann Fischer Boel, ait décidé de reporter de plus de 18 mois une réforme promise pour 2005 et attendue par l’ensemble du secteur des fruits et légumes depuis déjà plusieurs années », déplore Béatrice Patrie, présidente de l’intergroupe « fruits et légumes » au Parlement européen. Le report de ce dossier au second semestre 2006, qui a été confirmé par Bruxelles lors de la dernière réunion de la commission agricole de l’Assemblée, est, selon elle, d’autant plus inquiétant « qu’il existe d’ores et déjà une quasi-unanimité sur les modifications à apporter aux règles actuelles de l’OCM fruits et légumes afin de faire face aux crises à répétition que traverse ce secteur, comme le montre le projet de rapport de Esther Herranz Garcia » n° 2998 du 14/03/05. Celle-ci préconise notamment un accroissement de la participation communautaire aux fonds opérationnels, des mesures incitatives à la création d’organisations de producteurs, un régime de retrait plus efficace, des fonds supplémentaires pour la promotion et la simplification du régime douanier.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

organisation commune de marché
Suivi
Suivre

« Si l’unique préoccupation de Mme Fischer Boel est la prochaine réunion ministérielle de l’OMC au mépris des engagements vis-à-vis de certains secteurs (dont celui des fruits et légumes), alors je dis que c’est inacceptable », a souligné Mme Patrie. « Nous ne pouvons pas rester sans réagir devant la détresse de tout un secteur ! Il en va de la survie de l’ensemble d’une filière, mais aussi de notre modèle alimentaire, » a-t-elle ajouté. Mme Patrie va proposer aux membres de l’intergroupe « fruits et légumes » de s’engager dans une stratégie commune pour relancer les options politiques.