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Négociations de l’OMC Le représentant américain pour le commerce doute d’une conclusion en 2010

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Le représentant américain pour le commerce, Ron Kirk, doute que le cycle de Doha puisse être conclu cette année. En attendant, il est décidé à s’attaquer aux « entraves injustes aux exportations agricoles que sont les barrières sanitaires et phytosanitaires ».

L’année dernière, les pays développés et émergents du G-20 avaient fixé pour objectif de conclure en 2010 les négociations de l’OMC. Questionné sur cette échéance, le 9 mars au National Press Club à Washington, Ron Kirk a répondu : « Eh bien, étant donné que nous avons essayé et échoué pendant trois années successives, si le passé est un prologue, je ne sais pas si j’y attacherais trop d’importance ».
« Nous pensons que cela vaut la peine de rester à la table (...) Je ne crois pas que nous devrions abandonner. Beaucoup de bon travail a été fait », a-t-il ajouté.

Crédibilité « entamée »
Selon M. Kirk, la situation pourrait évoluer à Genève si les pays émergents « tels que le Brésil, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud venaient à la table » avec de meilleures offres.
Le dernier rapport annuel des services du représentant américain pour le commerce réaffirme que les propositions discutées dans les négociations de l’OMC sont très claires pour ce qui est des réductions des subventions et des droits de douane politiquement sensibles que les Etats-Unis auraient à consentir dans le domaine agricole, et vagues sur les ouvertures de marché que les principaux pays émergents pourraient accorder.
M. Kirk a aussi estimé que le fait que le Sénat n’ait pas encore confirmé plusieurs personnes désignées par le président Barack Obama constituait un handicap pour les Etats-Unis. Il s’agit en particulier de Michael Punke, pour le poste d’ambassadeur auprès de l’OMC, et de Isi Siddiqui, pour la fonction de négociateur en chef pour l’agriculture.
« Dans une certaine mesure, cela commence à entamer notre crédibilité (...) parce que le monde pense que nous ne nous préoccupons pas » de boucler le cycle de Doha, a déploré le représentant américain au commerce.

Haro sur les barrières sanitaires et phytosanitaires
« Nous allons présenter ce mois-ci un nouveau rapport complet qui nous aidera à identifier et à résoudre le problème pénible que sont les barrières techniques au commerce, et les entraves injustes aux exportations agricoles que sont les barrières sanitaires et phytosanitaires », a également annoncé M. Kirk.
« A mesure que tombent les barrières douanières, les barrières non douanières sont en train de devenir l’un des problèmes les plus difficiles qui se posent à nos exportateurs », a-t-il estimé.
Le président américain a affirmé en janvier avoir l’ambition de faire doubler les exportations des Etats-Unis dans les cinq années à venir de manière à créer deux millions d’emplois dans le pays.

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