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Le réseau Fnab subit des coupes dans le budget 2017 de certaines Régions

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Les budgets annuels des Régions commencent à tomber. En Ile-de-France, a-t-on appris le 7 décembre, les coupes budgétaires atteignent 30 % pour le Gab, antenne régionale du réseau Fnab. Même scénario en région Rhône-Alpes Auvergne, où Stéphanie Pageot, présidente de la Fnab, estime qu’il y a un « arbitrage très clair » en faveur du réseau des chambres d’agriculture.

« La Région Ile-de-France a voté une coupe franche dans les budgets alloués aux structures de développement de l’agriculture bio », explique le Gab Ile-de-France (réseau Fnab), le 7 décembre. La baisse du budget 2017 est de 150 000 euros (-30 % par rapport à 2016). Même scénario pour le Réseau Amap qui accuse une baisse du financement par la région de 35 %. Quant à l’association Terres de liens IDF et Les Champs des possibles, « aucun budget n’est voté ». En région Rhône-Alpes, Corabio (réseau Fnab régional) est aussi pénalisé par le budget 2017 avec une coupe de 70 % par rapport à 2016. Pour Stéphanie Pageot, présidente de la Fnab, « il y a un arbitrage très clair, on confie l’ensemble de l’accompagnement aux chambres ». L’enjeu est de taille. Par exemple, le financement du Gab IDF est financé à 50 % par la Région. Il y a un risque « de devoir licencier faute de moyens. »

Nouvelle stratégie des chambres

Alors que le réseau de la Fnab connaît des difficultés budgétaires, le réseau des chambres d'agriculture envisage une réorganisation du conseil bio qu’elle fournit. « On est un peu débordé par la demande. On envisage que tous nos techniciens puissent répondre à une demande en bio », explique Claude Cochonneau, président de l’APCA (chambres d’agriculture). Concrètement, il s’agirait de dispenser une formation bio aux techniciens. Contrairement au réseau Fnab, spécialisé bio, celui des chambres s’occupe majoritairement des agriculteurs en conventionnel. La différence est pleinement assumée. Étienne Gangneron, agriculteur bio et vice-président de l’APCA, explique : « Nous développons la bio en soutien au conventionnel. On a toujours la majorité de nos agriculteurs en conventionnel ». Claude Cochonneau ajoute : « La majorité des visiteurs du Salon Tech & bio (organisé par l’APCA) sont en conventionnel. Même sans se convertir, ils peuvent prendre des pratiques agricoles bio. »

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Par ailleurs, dans la région Hauts de France, la chambre et le Gabnor (réseau Fnab) ont mis en place un point d’accompagnement des producteurs bio « en commun ». « Dans les Pays de la Loire aussi, ça se passe mieux », explique Stéphanie Pageot. Néanmoins, elle reste inquiète car selon elle, « certains producteurs ne voudront pas être accompagnés par les chambres ». Pour la suite, « les structures des autres régions de France attendent avec inquiétude les votes de budgets mais déjà certains signes montrent que la même logique risque d’être appliquée partout où il y a eu changement de mandature », lit-on dans le communiqué du Gab IDF.

En Ile-de-France, le réseau Fnab perd 30 % de budget annuel de la Région, en Rhône-Alpes 70 %.